

Les archéologues décrivent leur profession comme étant une science. C'est certainement le cas, mais une perception populaire du processus scientifique est d'une marche ordonnée vers la vérité. En fait, tout un éventail d'inconnus peut changer le cours de la recherche et parfois l'enquête scientifique peut ainsi être complètement redéfinie. Très souvent c'est de cette façon que les découvertes vraiment intéressantes sont faites.
On connaissait très peu de sites archéologiques dans le bas Mackenzie avant le début des activités du Projet archéologique du PIPGN. Encore moins de ces sites avait été l'objet d'études approfondies. Un de ces gisements, situé à l'embouchure de la rivière au Tonnerre, avait été brièvement examiné en 1975 par J.Millar et G.Fedirchuk. Mais suivant cette première visite, l'ombre du passé couvrit à nouveau le site.
Notre décision de réexaminer le site de la rivière au Tonnerre ne s'insérait pas dans une stratégie de recherche, mais résulta plutôt de circomstances météorologiques particulières. Il s'avéra que ce site est très important pour comprendre les réseaux d'échange et la nature des relations ethniques en préhistoire dans cette région.
Pour revenir à cette table des matières, vous n'avez qu'à cliquer
sur cette touche qui se trouve au bas de chaque page.
