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Message du président
Question d’identité : En quoi consiste l’ACA ? En quoi devrait-elle consister ?
A chaque discussion de l’avant-projet du plan stratégique, l’exécutif s’est posé cette question cruciale : En quoi devrait consister l’ACA ?

A sa naissance en 1968, l’ACA répondait aux besoins de membres qui étaient archéologues universitaires : des personnes avec un doctorat, affiliées à une université ou parfois à un musée. Il s’agissait donc essentiellement d’une collégialité, et l’éthique, les normes et les règlements se conformaient en gros à ceux des institutions académiques.

L’archéologie a bien changé depuis : à présent ceux qui se considèrent archéologues professionnels opèrent dans divers secteurs, parmi lesquels le conseil et la gestion des ressources du patrimoine ; et dans certains cas un doctorat n’est plus nécessaire – ni même parfois utile. De plus, l’éventail de connaissances et d’habiletés nécessaires s’étend bien au-delà des méthodes et théories académiques. Finalement, la diversité des pratiques archéologiques au Canada rend problématique la définition du terme « professionnel ». Les conditions et règlements provinciaux et territoriaux varient selon les juridictions, de même que les normes concernant la recherche « minimale » ou « adéquate », la récupération des données, le contenu des rapports, et la conservation des artéfacts et des données. L’absence de législation et de règlements au niveau fédéral n’arrange rien. L’ACA, avec son Enoncé de principes d’éthique touchant les Autochtones, a donné à la nation son seul système de directives.

Nous nous posons donc la question suivante : quelle est la meilleure direction que l’ACA devrait prendre dans l’intérêt des disciplines et des ressources archéologiques ? Autrement dit, l’ACA devrait-elle continuer comme collégialité, ou bien devrait-elle devenir une organisation professionnelle au sens plein ?

L’exécutif a choisi d’élaborer un plan stratégique basé sur l’idée que l’ACA devrait devenir une organisation professionnelle. Une session sera consacrée à la discussion du plan stratégique, qui sera mis au vote à l’assemblée générale annuelle. Je vous encourage à lire ce plan stratégique et à venir à Peterborough prêts à discuter et à décider de l’avenir de notre association. En tant que membres, la décision finale est entre vos mains.

Autres nouvelles
Au cours de l’année qui vient de s’écouler, j’ai eu des discussions sporadiques avec des membres du comité de GRP, et plus récemment avec des membres de l’Association canadienne des archéologues provinciaux et territoriaux (ACAPT) et de quelques firmes de consultation, afin de savoir s’il serait dans notre intérêt d’être inscrits à l’ALENA. Vu que l’archéologie n’en fait pas actuellement partie, des archéologues canadiens se sont vu refuser le droit de travailler aux USA avec leurs collègues américains. Il s’agirait d’un processus long et ardu ; les association professionnelles des trois pays concernés devraient être en accord (ce n’est pas là la moindre difficulté) ; et cette demande nécessite les normes nationales de licenciation ou d’accréditation en existence au Canada et qui sont préalables aux services à fournir au titre de la profession. Or, nous le savons tous, ces normes n’existent pas. J’ai été invitée à rencontrer les présidents d’autres associations archéologiques au congrès de la Société américaine d’archéologie à Vancouver, où je leur demanderai s’ils sont intéressés à poursuivre dans cette voie. J’ai demandé à l’ACAPT de discuter la possibilité, en l’absence de législation et de règlements fédéraux, d’harmoniser les conditions provinciales et territoriales. J’ai également demandé aux communautés consultantes de chaque province des suggestions afin de savoir si oui ou non elles sont intéressées. J’espère avoir quelque chose à dire à ce sujet au cours de l’assemblée générale annuelle.

Autrement, j’ai rédigé les lettres suivantes :

  • Au gouvernement de la Nouvelle-Ecosse, pour l’encourager à réintroduire une législation abrogeant la Loi sur la découverte de trésors et incluant les ressources du patrimoine sous-marin dans la législation du patrimoine provincial actuelle
  • Au gouvernement du Canada, pour lui demander de rétablir le financement complet de ses programmes d’été d’emploi pour étudiants
  • Au magazine Time, avec les objections de l’ACA concernant l’article de décembre intitulé « Antiquities : The Hottest Investment »
  • A une université, en faveur du programme d’études spécialisées en archéologie qu’elle envisage
  • A une université, en faveur de la nomination d’un historien-archéologue du Québec pour le Prix du lieutenant-gouverneur pour réalisations exceptionnelles en conservation du patrimoine à l’échelle provinciale ou territoriale
Finalement, j’espère vous voir à Peterborough au cours de notre assemblée annuelle du 8 au 11 mai. Vous y trouverez tout un choix de sessions concernant l’archéologie au Canada et à l’étranger, un atelier sur le SGDRS libre (les inscriptions étant limitées, inscrivez-vous dès maintenant), et des visites éducatives de quelques-uns des sites canadiens les plus importants et spectaculaires. Merci aux organisateurs du congrès et aux présidents des sessions pour le dur travail accompli !
 

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