Michael S. Bisson1
Teaching an introductory-level archaeology and world prehistory course in a university is challenging because the instructor must balance the need for comprehensive coverage against the risk of superficiality that would impede student understanding of the discipline. This paper is a personal account of the use of an interactive role-playing laboratory exercise to teach archaeological field and laboratory methods in a context of hypothesis testing. The interaction between theory and research design, and the potential influence of the archaeologists’ intellectual history on interpretation are strongly emphasized. The topics explored are the “Neanderthal problem” and the origins of complex cognition, interrelated issues which are subject to currently unresolved debate. This exercise has demonstrated that first-year students are capable of understanding and manipulating complex and occasionally conflicting data to produce an effective scientific argument. Although this has been a successful pedagogical technique, the labor cost to the instructor and the teaching assistants is very high.
L’enseignement des cours universitaires d’archéologie et de la préhistoire mondiale au niveau préliminaire présente un vrai défi; le professeur a besoin d’entretenir un équilibre entre la présentation d’un aperçu compréhensif et le risque d’une simplification qui pourrait entraver une compréhension de la discipline. Ce papier est un compte rendu personnel de l’utilisation d’un exercice de jeu de rôle interactif dans le laboratoire pour enseigner les méthodes archéologiques de travailler sur le terrain et dans le laboratoire tout dans le but d’apprendre comment mettre à l’épreuve des hypothèses. Le rapport entre la théorie et la méthodologie de la recherche aussi bien que l’influence des diverses formations des archéologues sont tous soulignés. Les sujets examinés sont ‘le problème Néandertal’ et l’origine de cognition complexe, deux questions interconnectées fortement contestées mais couramment sans résolution. Cette exercice a démontré que les étudiants de première année sont capables de comprendre et de traiter des données complexes et parfois contradictoires et de présenter un argument scientifiquement viable. Malgré le succès de cette technique pédagogique, le professeur est obligé d’y consacrer bien des heures.
Christopher J. H. Ames1,2, Julien Riel-Salvatore3, and Benjamin R. Collins2
In this paper we review recent developments in the debate over the emergence of modern human behaviour (MHB) to show that despite considerable diversity among competing models, the identification of given material traits still underpins almost all current perspectives. This approach, however, allows assumptions over the biological relationship between archaic and modern humans to permeate the definitions of MHB and, as a result, has effectively stultified archaeology’s potential contribution to the issue. We suggest that the concept of MHB as currently defined is flawed. It must either be redefined in strictly behavioural terms before reincorporation into the debate over modern human origins or, more productively, discarded all together to avoid the harsh and unrealistic dichotomy it creates between a modern and non-modern archaeological record.
Cette étude présente une synthèse des avancées récentes dans la recherche sur l’origine du comportement moderne afin de démontrer que, malgré une diversité superficiellement substantielle entre les divers modèles, l’approche fondamentale qui les sous-tend presque tous reste ancrée dans l’identification de certains traits dans la culture matérielle des populations paléolithiques. Nous soulignons que cette caractéristique peut être problématique puisqu’elle permet à des présuppositions au sujet de la nature des relations biologiques entre humains modernes et archaïques de s’insinuer dans la définition du comportement moderne, ce qui réduit la contribution potentielle que l’archéologie pourrait apporter à la question. Il semble donc raisonnable de conclure qu’en l’état présent des choses, le concept-même de ‘comportement moderne’ est insatisfaisant. Nous suggérons ici que le concept de comportement moderne doit être soit redéfini sur des bases strictement comportementales ou, mieux, complètement abandonné afin d’amenuiser l’impact conceptuel de la dichotomie rigide qu’il impose entre les données archéologiques considérées ‘modernes’ et celles considérées non-modernes.
A. Burke1, J. Maíllo Fernández2, N. Fuertes Prieto3, M. Bisson4, P. James5, and G. Levavasseur6
The Palaeolithic record of the interior of the Iberian Peninsula, the central Meseta, is still relatively poorly documented. In this article we report the results of a preliminary, stratified survey conducted in the eastern part of the province of Guadalajara during 2009 and 2010. The survey enabled us to identify a series of Middle and Upper Palaeolithic sites in an area where no previously recorded Palaeolithic sites exist. These results, in turn, are used to propose a predictive model of archaeological potential that will guide further surveys in the target region.
L’histoire de l’occupation paléolithique de l’intérieur de la Péninsule ibérique, la Meseta centrale, est encore méconnue. Une prospection archéologique menée de 2009 à 2010 dans la zone Est de la province de Guadalajara nous a permis d’identifier une série inédite de sites du Paléolithique moyen et supérieur dont nous présentons les plus significatifs ici. Ces résultats nous permettent également de formuler un modèle prédictif de potentiel archéologique qui guidera les prospections futures dans cette région.
Julien Riel-Salvatore1, Ingrid C. Ludeke1, Fabio Negrino2, and Brigitte M. Holt3
We present a preliminary analysis of the spatial distribution of various artifact classes in the Late Mousterian levels of Riparo Bombrini (northwest Italy). This work shows the presence of a consistent gap in artifacts across all levels, which is interpreted as reflecting the position of the dripline prior to the shelter’s collapse. Hearths are identified in levels M1–3, M4 and M5, and their position at the back of the shelter is similar to that of “sleeping hearths” identified at other Mousterian sites. Lastly, the distribution of artifacts is shown to co-vary with the nature of the prevalent mobility strategies in use at different times over the site’s occupational history. Notably, use of the site as a logistical base camp is correlated with the presence of hearths and the accumulation of noisome debris beyond the dripline and outside of the shelter. Other uses of the site seem to have favored the discard of some classes of artifacts within the shelter itself. This shows that Neanderthals were indeed able to organize their use of space in patterned and somewhat predictable manners, and that the length and nature of their occupation of the rockshelter need to be taken into account in such analyses.
Cette étude présente une analyse de la répartition spatiale de divers types d’artéfacts dans les niveaux du Moustérien tardif du Riparo Bombrini (Ligurie). Nous interprétons l’absence répétée d’artéfacts sur un alignement positionné similairement dans tous les niveaux comme marquant l’entrée de l’abri avant son effondrement. Dans les niveaux M1–3, M4 et M5, des foyers sont présents au fond de l’abri, un emplacement semblable à celui des ‘sleeping hearths’ récemment identifiés dans d’autres sites moustériens. Enfin, la répartition des artéfacts semble varier en fonction de la nature des stratégies de mobilité en place à divers moments de l’histoire du site. Notamment, quand le site était occupé comme camps de base ‘logisitique’, les foyers sont présents et les objets semblent accumulés préférentiellement devant et à l’extérieur de l’abri, alors que les autres emplois du site sont associés la présence de beaucoup plus d’artéfacts à l’intérieur de l’abri-même. Ces observations renforcent donc l’idée que les néandertaliens étaient bien capables de structurer logiquement leur espace de vie et que la durée et la nature des occupations préhistoriques doivent être explicitement considérés afin de pouvoir comprendre ce que signifient certains « patterns » dans la distribution des artéfacts.
Silvia Tomášková1
Typologies of stone tools from prehistoric archaeological sites have traditionally provided the basis for normative models based on presumed ethno-chronologies. The study presented in this article relies on microscopic use-wear of stone tools from Upper Palaeolithic sites in Central Europe to suggest a far greater interpretive potential for lithic assemblages. Willendorf, Dolní Vĕstonice, and Pavlov are well-known Gravettian sites with some of the earliest examples of carved figurines and textile fibres. Yet despite their geographic proximity their similarities and differences have rarely been seriously studied. The results of the lithic use-wear study from the sites suggest a varied seasonal occupation for both sites, permitting a more nuanced interpretation of different stone tool assemblages. This line of evidence suggests that some Palaeolithic sites may have been occupied for much longer intervals than previously considered.
Les typologies des outils lithiques ont été traditionnellement utilisées pour des modèles normatifs basés sur les typologies ethno-chronologiques. Le travail présenté dans cet article traite la traceologie des outils lithiques des sites du Paléolithique supérieur en Europe centrale pour suggérer un bien plus grand potentiel d’interprétation. Willendorf, Dolní Vĕstonice, et Pavlov sont des sites Gravettien bien connus comme des premiers exemples des figurines sculptées et des fibres textiles. Pourtant malgré leur proximité géographique, les similitudes et les différences n’ont pas été sérieusement étudiés. Les résultats de la traceologie suggèrent qu’une occupation saisonnière variée peut être déterminée. J’offre une interprétation plus nuancée des ensembles de différents outils en pierre. En outre, je soutiens que certains sites du Paléolithique peuvent avoir été occupées beaucoup plus long terme que nous l’avons précédemment considéré.
W. James Stemp1, Gabriel D. Wrobel2, Jaime J. Awe3, and Kelly Payeur4
This paper discusses the analysis of the chipped chert and obsidian assemblage excavated from Caves Branch Rockshelter (CBR) and provides a reconstruction of the patterns of lithic reduction and tool use. This small rockshelter, located in the Caves Branch River Valley of central Belize, was primarily used as a burial location by local Maya communities from the Protoclassic to Terminal Classic periods (A.D. 80–950). However, both natural and cultural forces have badly disturbed and mixed deposits from different contexts within the site, thus severely hampering our ability to document the original deposition locations of lithic artifacts. The results of our analyses, which focused on the entire assemblage, demonstrated that reduction strategies varied by raw material type and provided evidence for some formal tool repair and expedient tool production. Based on use-wear analysis results, tools appear to have been mostly used for a variety of primarily daily domestic functions. We suspect the ancient Maya also used chert and obsidian artifacts as ritual objects, such as grave goods, offerings, and for sacrificial blood-letting, in CBR.
On présente les résultats d’une analyse des outils de silex et de l’obsidienne des fouilles à Caves Branch Rockshelter (CBR) afin de déterminer les méthodes de fabrication et l’usage des outils. Le site est un petit abri dans le Caves Branch River Valley de Bélize central. Les anciennes communautés locales des Mayas utilizaient cet endroit pour les enterrements de l’époque Protoclassique à l’époque Classique terminal (de 80 à 950 apr. J.-C.). Mais l’interprétation des méthodes de fabrication des outils, aussi bien que leurs emplacements, est rendue difficile parce que les strates archéologiques de différentes époques sont bien mélangées par les forces culturelles et naturelles. Nos résultats indiquent que la fabrication des pièces taillées déterrées de l’abri varie selon les matières premières et que l’ensemble lithique contient les sous-produits des outils finis et expédients. Notre analyse des traces d’usure sur les outils indiquent des fonctions plutôt communes et quotidiennes. Nous croyons aussi que les anciens Mayas utilisaient des artefacts de silex et de l’obsidienne comme objets de tombes, offrandes rituelles, et pour le sacrifice et les offrandes de sang dans CBR.
Reviewed by Andrew M. Stewart1
Reviewed by Kiara Beaulieu1
Reviewed by William Fox1
Reviewed by Nina Mittendorf1
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Le Journal canadien d'archéologie est publiée de l'Association canadienne d'archéologie.
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ISSN: 0705-2006 (print)
ISSN: 2816-2293 (online)