Cover image: Left: Tim E. H. Jones’ reproduction of the Figure 6, Face D paintings (so designated by Dewdney 1965), based on his 1965 tracings and photographs. The animal in the upper painting is 29.9 cm wide, and the lower animal is 21.8 cm wide (from nose tip on the right to tail tip on the left). Right: Jones’ 1965 colour photograph of the two paintings in question. Images courtesy of Tim E. H. Jones, from Jones, this volume.
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Tiziana Gallo1
Throughout the world, archaeologists traditionally attribute ground stone celts to woodworking and, by extension, to the masculine realm. This paper challenges the application of this universalizing, functionally narrow, and androcentric narrative by engaging with ancestral Wendat (Huron) ground stone celts through the writings of Wendat authors, early contact ethnohistory, ethnoarchaeology, and experimental archaeology. Use-wear analyses conducted on celts sampled from three Wendat villages occupied between the fourteenth and fifteenth centuries reveal traces of different gestures and contact materials. Beyond field clearing and construction, ground stone celts were an integral part of various aspects of ancestral Wendat village life, including the transformation of trees, plants, soils, and animals. By exposing the traces that testify to these various encounters, this article expands ancestral Wendat ground stone celts’ functional and gendered attributions, bringing to light the complex diversity contained within this understudied yet normalized object category.
À travers le monde, les archéologues associent traditionnellement les lames de pierre polie au travail du bois et, par extension, au domaine masculin. En revisitant les lames de pierre polie ancestrales des Wendat (Hurons) à travers des écrits d’auteurs wendats, des documents de l’ethnohistoire des premiers contacts, de l’ethnoarchéologie, et de l’archéologie expérimentale, cet article remet en question l’applicabilité de ce narratif universalisant, fonctionnellement limité et androcentrique. L’analyse tracéologique de lames polies provenant de trois villages wendats ancestraux occupés entre les XIVe et XVe siècles révèle divers gestes et matériaux associés à leur utilisation. Au-delà du défrichage des terres et de la construction, ces lames de pierre polie faisaient partie intégrante de divers aspects de la vie dans les villages wendats ancestraux, incluant la transformation d’arbres, de plantes, de sols et d’animaux. En exposant les traces qui témoignent de ces diverses rencontres, cet article élargit les attributions fonctionnelles et genrées des lames de pierre polie ancestrales des Wendat. Il met en lumière la complexe diversité contenue dans cette catégorie d’objets qui, bien que peu étudiée, tend à être normalisée.
James Conolly1, William Fox1, and Jennifer Birch2
In this paper, we present a revised chronology for the appearance and development of village communities dating to the first part of the Late Woodland across the north shores of Lake Erie and Lake Ontario (Ontario, Canada). Our work is based on a sample of existing and newly obtained accelerator mass spectrometry (AMS) dates from Late Woodland sites dating before AD 1450. We have examined these within a Bayesian modelling framework to provide a more precise understanding of the timing and pace of cultural change, with a focus on the changes in settlement size and organization structure. Our results emphasize the longevity and adaptive success of low-level food production among communities along the Grand River in the first phase of the Late Woodland. We also show that the transition to palisaded villages and fortified towns was not a slow four-century-long process that conventional dating implied. Instead, these changes unfolded over 150 years, exhibiting a more rapid transition than has previously been recognized, concentrated in the thirteenth century AD. These results are interpreted within the context of the growing value of intra-community cohesion alongside evidence for inter-community conflict.
Dans cet article, nous présentons une chronologie révisée de l’émergence et du développement des communautés villageoises durant la première partie du Sylvicole supérieur sur les rives nord des lacs Érié et Ontario (Ontario, Canada). Notre travail repose sur un échantillon de dates publiées ou inédites obtenues au moyen de la spectrométrie de masse par accélérateur (SMA) provenant de sites du Sylvicole supérieur datant d’avant 1450 apr. J.-C. Nous avons examiné ces données dans un cadre de modélisation bayésienne afin d’affiner notre compréhension de la chronologie et du rythme des changements culturels, en mettant l’emphase sur la transformation de la taille et de l’organisation structurelle des communautés villageoises. Nos résultats soulignent la longévité et le succès adaptatif des premières communautés villageoises pratiquant une agriculture à faible échelle le long de la rivière Grand durant la première phase du Sylvicole supérieur. Alors que les dates conventionnelles suggèrent une lente transition vers des villages palissadés et fortifiés s’étant échelonnée sur quatre siècles, nos dates corrigées montrent plutôt des transformations rapides sur une période beaucoup plus courte de 150 ans concentrée au XIIIe siècle apr. J.-C. Ces résultats sont interprétés dans le contexte de la valeur croissante d’une cohésion intracommunautaire où se mêlent des indices de conflits intercommunautaires.
Tim E. H. Jones1
A pair of unusual rock paintings at the Tramping Lake site (GeMa-1), Manitoba, are described and illustrated, and previous inaccurate recordings of their appearance are corrected. One of the paintings has been lost some time between 1965 and 1988 through natural weathering. Its significance in relation to the rest of the rock paintings of the Canadian Shield is discussed in concert with the enormous difficulties latter-day observers face in regard to identification and classification (let alone interpretation) of this and many other of the images found in the Canadian Shield (also known as Northern Woodland) rock art region. Several hypotheses about what the pair of paintings may represent are advanced. Finally, the importance of accurate recording of in situ pictographs as they face being lost to vandalism and erosion is emphasized.
Deux peintures rupestres inhabituelles dans le site du lac Tramping (GeMa-1), au Manitoba, sont décrites et illustrées, et les enregistrements inexacts antérieurs de leur apparence sont corrigés. L’une des peintures a été perdue entre 1965 et 1988 à cause des intempéries naturelles. Son importance par rapport au reste des peintures rupestres du Bouclier canadien est discutée de pair avec les énormes difficultés auxquelles font face les observateurs d’aujourd’hui en ce qui concerne l’identification et la classification (sans parler de l’interprétation) de cette image et de nombreuses autres images trouvées dans la région de l’art rupestre Bouclier canadien (également connu sous le nom de Forêt boréale). Plusieurs hypothèses sont avancées sur ce que la paire de peintures pourrait représenter. Enfin, l’importance d’un enregistrement précis des pictogrammes in situ est soulignée puisqu’ils risquent d’être perdus à cause du vandalisme et de l’érosion.
Morgan Ritchie1,2, Jerram Ritchie1, Chris Springer3, Jonathan Duelks4, Nicholas Waber5, Alessandria Testani6, and Natasha Lyons7
The hillside settlement of Shxwexwó:s (Place of the Thunderbird) (DhRl-97) is located in the midst of a densely settled residential landscape at the confluence of the Chehalis and Harrison Rivers in southwestern British Columbia. Hillside settlements such as Shxwexwó:s have rarely been investigated archaeologically anywhere in the Salish Sea or Northwest Coast, which may contribute to major gaps in our understanding of past land use and social histories. Our mapping and excavations indicate that as many as 40 family-sized groups created platforms on which they could erect small houses primarily between approximately 1500 and 1200 cal BP. Faunal and botanical evidence reveals people were living on these platforms through much of the year, hunting for deer and other mammals, harvesting plants, and fishing for salmon. Artifact distributions and analyses reveal that wide-ranging activities occurred across a large portion of the site and that people had access to a variety of local and non-local tool stone materials.
Le village à flanc de coteau de Shxwexwó:s (lieu de l’Oiseau-Tonnerre) (DhRl-97) est situé au milieu d’un paysage résidentiel fortement peuplé au confluent des rivières Chehalis et Harrison, dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique. Les établissements à flanc de coteau tels que Shxwexwó:s ont rarement fait l’objet d’études archéologiques dans la mer de Salish ou sur la côte nord-ouest, ce qui peut contribuer à des lacunes majeures dans notre compréhension de l’utilisation passée des terres et de l’histoire sociale. Notre cartographie et nos fouilles indiquent que jusqu’à 40 groupes de la taille d’une famille ont créé des plateformes sur lesquelles ils pouvaient ériger de petites maisons, principalement entre environ 1500 et 1200 cal AP. Des preuves fauniques et botaniques révèlent que des gens vivaient sur ces plateformes pendant une grande partie de l’année, chassant le cerf et d’autres mammifères, récoltant des plantes et pêchant le saumon. La répartition et l’analyse des artefacts démontrent que des activités de grande envergure ont eu lieu sur une grande partie du site et que les gens avaient accès à une variété de matériaux de pierre à outils locaux et non locaux.
Jacob K. Earnshaw1, Jacob Salmen-Hartley1, Brendan Gray1, Bear Charlie2, Stan Jones2, Bonnie Mack2, Leon Jones2, and Duncan McLaren1
On the southwest coast of Vancouver Island, within Pacheedaht (formerly Pacheena; variation: Pacheenaht) territory, a large archaeological site was recently identified during ecological restoration work. Here we present the results of archaeological investigations initiated by Pacheedaht First Nation at the Browns Creek site (DdSc-32), which was occupied for approximately 1,000 years until just before the historical period; that is, after European contact in the eighteenth century. Our investigations provide baseline data regarding site characteristics and distribution, chronology of occupation, lithic and bone technologies, and resource use. Ethnographic information is used to contextualize archaeological findings. Additionally, analysis of remote sensing data informs the dynamic history of the Gordon River delta and provides the first estimate of its progradation rate. Little systematic archaeological investigation has previously occurred on the southwest coast of Vancouver Island, particularly within Pacheedaht territory, and our findings add considerably to the archaeological record of the region. This work serves as a case study for work in partially disturbed archaeological contexts, demonstrating that despite significant impacts, valuable information can still be recovered.
Sur la côte sud-ouest de l’île de Vancouver, faisant partie du territoire des Pacheedaht (anciennement Pacheena ; variante : Pacheenaht), un grand site archéologique a récemment été identifié lors de travaux de restauration écologique. Nous présentons ici les résultats des recherches archéologiques initiées par la Première Nation des Pacheedaht sur le site de Browns Creek (DdSc-32), qui a été occupé pendant environ 1 000 ans jusqu’à la veille de la période historique. Nos recherches fournissent des données de base sur les caractéristiques et la répartition du site, la chronologie de l’occupation, les technologies lithiques et osseuses ainsi que l’utilisation des ressources. Les informations ethnographiques permettent de contextualiser les découvertes archéologiques. De plus, l’analyse des données de télédétection renseigne sur l’histoire dynamique du delta de la rivière Gordon et fournit la première estimation de son taux de progradation. Peu de recherches archéologiques systématiques ont été menées auparavant sur la côte sud-ouest de l’île de Vancouver, en particulier au sein du territoire des Pacheedaht, et nos découvertes enrichissent considérablement le registre archéologique de la région. Ce travail sert d’étude de cas pour les travaux dans des contextes archéologiques partiellement perturbés, démontrant que malgré des impacts significatifs, des informations précieuses peuvent toujours être récupérées.
Reviewed by A. Katherine Patton1
Reviewed by Tiziana Gallo1
Reviewed by Patricia G. Markert1
Reviewed by William Dunsmore1
Reviewed by Robert James Stark1
Reviewed by Arthur Spiess1
Reviewed by Aleksandra E. Ksiezak1
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Le Journal canadien d'archéologie est publiée de l'Association canadienne d'archéologie.
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ISSN: 0705-2006 (print)
ISSN: 2816-2293 (online)