For over a century and a half, archaeologists have fought to protect the archaeological record from impacts caused by looting, antiquities trafficking, development, and other threats to the preservation of, in effect, the raw material of the archaeological enterprise. But as post-colonial sensibilities slowly permeate North American society, descendant communities have challenged the basis for both archaeologists to assert an exclusive stewardship of the archaeological record, and the state's authority to endow this exclusivity to archaeologists. This paper reviews the historical context from which archaeologists have obtained in legislation a privileged trust from the state to manage and protect the archaeological record in North America, and the challenges First Nations have made to being excluded from their ancestor's past. While the changing balance in the politics of archaeology in North America is undermining archaeologists' exclusivity, it also offers opportunities for archaeology to become more inclusive and relevant in society.
Depuis plus de cent cinquante ans, les archéologues se sont battus pour protéger le témoignage archéologique du pillage, du trafic d'antiquités et de toutes autres sortes de menaces à la préservation de ce qui est, de fait, le matériel de base de la recherche archéologique. Mais, alors que les sensibilités post-coloniales infiltrent peu à peu la société nord-américaine, les bases qui permettaient aux archéologues de revendiquer l'intendance exclusive des documents archéologiques ainsi que l'autorité de l'Etat qui octroyait aux archéologues cette exclusivité, sont sérieusement mises en question par les communautés descendantes. Cette communication passe en revue le contexte historique à partir duquel les archéologues ont obtenu par législation de l'Etat l'exclusivité dans la gestion et la protection le témoignage archéologique en Amérique du Nord, et la façon dont les Premières Nations ont été évincées de l'accès au passé de leurs ancêtres. Les changements de rapports de force dans la politique de l'archéologie en Amérique du Nord tendent à diminuer l'exclusivité des archéologues, mais ils permettent aussi à cette science de s'intégrer plus globalement et significativement dans la société.
The Forster site, a Princess Point occupation on the Lower Grand River in Caledonia, Ontario, has produced some of the earliest evidence of Iroquoian community organisation and settlement systems in southern Ontario. Excavation at this site in 1997 produced evidence of a structural type that has not been previously described in detail. The settlement pattern and artifactual remains recovered are examined, and the identification of one of the structures recovered from the site as a specialised storage structure is discussed in the context of Iroquoian social and economic organisation. Investigations that incorporate multiple lines of evidence, recovered from all depositional contexts, such as was done at the Forster site, will increase our understanding of the role of domestication in the evolution of the Iroquoian social and economic system.
Le site Forster, un établissement à Pointe Princess sur le cours inférieur de la rivière Grand à Caledonia en Ontario, a rapporté des preuves parmi les plus anciennes de l'organisation communautaire et des systèmes de peuplement iroquoiens en Ontario du sud. Des fouilles à ce site en 1997 ont rendu des preuves d'un type structural qui n'a pas encore été décrit dans le détail. Le modèle de peuplement et les restes artéfactuels récupérés sont examinés, et l'identification d'une des structures rapportées du site comme étant une structure d'entreposage spécialisée est discutée dans le contexte de l'organisation sociale et économique iroquoienne. Des enquêtes qui incluent de multiples réseaux de preuves, récupérées de tous nos contextes de dépôts, telles que l'enquête menée au site Forster, augmentera notre compréhension du rôle de la domestication agricole dans l'évolution du système social et économique iroquoien.
In January 2003, the Kitigan Zibi asked the Canadian Museum of Civilization to repatriate several 5,000-year-old burials. This request highlighted four controversial issues pertaining to repatriation: human remains may be too old to be culturally affiliated with a modern Aboriginal community; human remains are valuable repositories of information about ancient populations and must be kept for future analysis; repatriation may render museums unable to keep collections; and First Nations may eventually repent of having reburied their past. These reasons are reviewed with reference to guidelines and recommendations of several national and international bodies. Although these are valid issues, they are insufficient to refuse requests for repatriation. Rather than defending entrenched positions, archaeologists should enter into negotiations that recognize and address underlying issues and concerns held by both archaeologists and First Nations.
En janvier 2003, la bande Kitigan Zibi Anishinabeg demandait au Musée canadien de la civilisation (MCC) de rapatrier plusieurs restes humains vieux de 5 000 ans. Cette requête de rapatriement faisait ressortir quatre questions prêtant à la controverse: les restes humains peuvent être trop anciens pour les relier culturellement à une collectivité autochtone moderne; les restes humains constituent des mines d'information inestimables au sujet des populations anciennes et doivent être conservés en vue d'analyses futures; le rapatriement peut empêcher des musées de conserver des collections; et les Premières nations pourraient en fin de compte regretter d'avoir enterrer à nouveau leur passé. Ces raisons sont examinées en tenant compte des lignes directrices et des recommandations de plusieurs organismes nationaux et internationaux. Bien qu'elles soulèvent des questions légitimes, elles ne sauraient à elles seules justifier le refus des demandes de rapatriement. Au lieu de s'acharner à défendre des positions bien arrêtées, les archéologues feraient mieux d'engager des négociations qui reconnaissent et traitent les questions et les préoccupations sous-jacentes qu'ont les archéologues et les Premières nations.
Archaeologists investigating Dorset culture harpoon heads have observed that some specimens are noticeably smaller than all the rest. These miniature harpoon heads' have been identified variously as toys, as art, and as the paraphernalia of shamans. The excavation of two Dorset sites in 2001 produced assemblages of harpoon heads of varying sizes. In order to correctly classify those harpoon heads, and to determine if 'miniature harpoon heads' represented a separate conceptual category for the Dorset, the authors studied harpoon heads from a wide range of sites and determined that there is no justification for considering small harpoon heads as a separate category based solely on metrics. There is evidence that some of the smallest harpoon heads were mounted on proportionately much larger harpoons, indicating that they may have been used in hunting small species. '
Des archéologues, enquêtant les pointes de harpons de la culture dorsétienne, ont observé qu'une certaine nornbre des spécimens sont nettement plus petits que tous les autres. Ces «pointes de harpons en miniature» étaient identifiées diversement comme des jouets, comme une forme d'art ou comme l'attirail des shamans. Les fouilles de deux sites dorsetien, en 2001, ont produit des collections de pointes de harpons de différentes grandeurs. Afin de faire la propre classification. Il était nécessaire de déterminer si ces spécimens miniatures réprésentaient une catégorie particulière pour la culture dorsetienne. Les auteurs ont étudié les pointes de harpons de divers sites archéologiques et ils ont déterminé qu'il n'y a aucune justification pour croire que les petites pointes de harpons pourraient être distingués dans une catégorie spéciale selon les measurements métrique. Ii existe des preuves que quelques des plus petits spécimens ont été montes sur des autres pointes de harpons plus grands, qui porte à croire que c'est possible qu'ils étaient utilisé pour la chasse de petites espèces.
Abalone (Haliotis spp.) shell was a trade commodity in northwestern North American and part of a marine shell trade that also included tusk shell (Dentalium spp.) and olive snail (Olivella spp.). The occurrence of abalone trade shell in Haida art, language, and family crest usage demonstrates, at a minimum, an appreciable influence of the abalone shell trade in the post-contact era. However, despite archaeological evidence that trade in other shells regionally extends back at least 7,000 years, radiocarbon dating of California-area abalone trade shells excavated from the Haida village of Kiusta in northern Haida Gwaii (Queen Charlotte Islands) reveals them to be post-contact only. Compared to California-area abalone, the poor quality of local northern abalone (H. kamtschatkana kamtschatkana) shell may have accounted for their infrequent use. This paper reviews the post-contact abalone shell trade in southern British Columbia and Washington, and offers speculation on its pre-contact manifestation.
Les coquilles d'ormeau (Haliotis spp.) s'échangeaient dans le nord-ouest de l'Amérique du Nord et faisaient partie d'un commerce de coquillages marins qui englobait les dentales (Dentalium spp.) et les olives (Olivella spp.). La place des coquilles d'ormeau dans l'art, la langue et les emblèmes haïdas révèle à tout le moins l'importance considérable de leur commerce après l'arrivée des Européens. Cependant, malgré les documents archéologiques qui montrent que d'autres coquillages marins s'échangeaient dans la région il y a plus de 7 000 ans, la datation au carbone 14 de coquilles d'ormeau de la zone californienne qui ont été exhumées dans le village haïda de Kiusta dans le nord de Haida Gwaii (îles de la Reine-Charlotte) indique qu'on ne les trouve qu'après l'implantation européenne. La qualité inférieure des ormeaux nordiques (H. kamtschatkana kamtschatkana) par comparaison aux ormeaux de Californie a peut-être contribué à l'utilisation peu fréquente des premiers. L'article examine le commerce des ormeaux dans le sud de la Colombie-Britannique et dans l'État de Washington après l'arrivée des Européens et propose des hypothèses quant à son existence préalable.
Chemical analysis shows that several of the alleged Mallorytown glass pitchers, bowls, and tumblers in the Royal Ontario Museum (ROM) have distinctive potassic soda-lime (K+Na+Ca-rich) compositions that resemble waste glass from the factory site, thereby supporting their attribution to this, the first-known Canadian glassworks. The composition of one object in particular, the Burnham' bowl, so closely resembles this waste glass that it can now be considered to be an authenticated Mallorytown artifact. Although potassic soda-lime cullet and waste glass have also been recovered from the contemporary Redford and Redwood glassworks in upstate New York, their compositions tend to differ both from one another and from Mallorytown glass. Some of the cullet associated with these glassworks, however, consists of low-K soda-lime glass, and at Redwood, this was used to make window panes and, on an ad hoc basis, tableware. In addition, some shaped low-K glass objects were recovered from the Mallorytown site, suggesting that this type of glass might also have been used to make tableware such as one of the alleged Mallorytown pitchers in the ROM's collection. Based on its composition, however, it seems likely that this particular pitcher was made at Redwood. '
Les données analytiques démontrent que plusieurs pichets, bols et coupes de verre attribués à l'usine de Mallorytown, au Royal Ontario Museum (ROM), ont une composition particulièrement riche en potassium, sodium et calcium. L'association de ces objets à cette vitrerie, la plus vieille au Canada, est donc appuyée par leur composition chimique, laquelle ressemble à celle des rebus de verre trouvés à ce site. Un objet en particulier, le bol Burnham,' ressemble tant aux rebus de l'usine qu'il peut être consideré comme un produit authentifié de Mallorytown. Malgré le fait que du verre riche en potassium, sodium et calcium ait aussi été trouvé aux sites d'usines contemporaines à Redford et à Redwood, dans l'état de New York, ces deux sites peuvent être différenciés l'un de l'autre et montrent tous les deux une composition différente de celle des verres de Mallorytown. Cependant, quelques échantillions de verres associés avec ces vitreries sont faibles en potassium. À Redwood, ce type de verre était employé pour la manufacture de fenêtres et parfois même d'objects de table. Quelques objets fabriqués avec ce type de verre ont étés trouvés à Mallorytown, suggerant la possibilité que ce type de verre ait là-aussi été parfois utilisé pour fabriquer des objets de tables. La composition d'une des cruches du ROM indique une provenance correspondant à Redwood plutôt qu'à Mallorytown.'
As Yellowhorn points out in his recent paper, the Northern Plains taxonomy suffers from several problems. While I agree that it is time to address these issues, his solution is too extreme and is itself flawed in many ways. Modifying the current taxonomy, rather than substituting an inappropriate Old World taxonomy, would better serve our discipline. It is time to cleanup the Northern Plains taxonomy, but we must do so without throwing out the baby with the bathwater.
Comme Yellowhorn le fait remarquer dans un article récent, la taxonomie des plaines nordiques a de nombreux problèmes. Tandis qu'il est bien temps d'adresser ces questions, je crois que sa solution est trop extrême, et qu'elle aussi est défectueuse sur plusieurs point. Une modification de la taxonomie actuelle, plutôt que sa substitution entière avec celle de l'Ancien Monde, mieux servirait notre discipline. On doit être capable de réparer les défauts de la taxonomie des plaines nordiques sans en perdre ses avantages.
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Le Journal canadien d'archéologie est publiée de l'Association canadienne d'archéologie.
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ISSN: 0705-2006 (print)
ISSN: 2816-2293 (online)