A review of recent work on social complexity among prehistoric hunter-gatherers reveals tension between particularist and generalist approaches in archaeology. We identify two major divisions in approaches to complex hunter-gatherers: those that describe complexity vs. those that define it, and those that trace the origin of complexity to the emergence of inequality vs. those that trace it to the emergence of specialization. Authors who take a definitional approach to complexity tend to emphasize specialization and general law-like processes, while those that take a descriptive approach tend to emphasize inequality and historical context. Interestingly, there is a near absence of theorists who seek to define complexity while emphasizing inequality or of theorists who tend to describe complexity while emphasizing specialization. We note that both descriptive-particularist and definitional-generalist approaches play an important role in the eventual solution of the problem of the origin of social complexity, one of the most theoretically difficult and important problems facing archaeology and anthropology in general.
Une recension des écrits récents sur la complexité sociale chez les chasseurs-cueilleurs préhistoriques révèle une certaine tension entre approches généralistes et particularistes en archéologie. Nous identifions deux grandes divisions parmi les approches aux chasseurs-cueilleurs complexes en archéologie. D’une part, il y a celles qui définissent la complexité, et d’une autre part, celles qui la décrivent. Il y a aussi celles qui cherchent l’origine de la complexité sociale dans le développement de l’inégalité et celle qui la voit plutôt dans le développement de la spécialisation. Celles qui définissent ont tendance à mettre l’accent sur la spécialisation et les lois générales du développement social, tandis que celles qui décrivent cherchent l’origine de la complexité dans l’inégalité sociale et le contexte historique particulier. Il semble y avoir un vide dans la littérature là où devraient se trouver des approches qui définissent la complexité tout en identifiant l’inégalité comme moteur de changement, ou qui décrivent la complexité en se concentrant sur le rôle de la spécialisation. Les approches descriptives-particularistes et définissantes-généralistes jouent toutes deux un rôle important dans la résolution du casse-tête de l’origine de la complexité sociale, qui est un des problèmes théoriques et méthodologiques les plus importants en archéologie.
Communities participating in the Meadowood Interaction Sphere during the Early Woodland period (3,000–2,400 BP) were among the first to use pottery in northeastern North America. The Batiscan site, excavated in the 1960s, produced one of the largest Vinette I collections known to date. Revisiting this ceramic assemblage has revealed more heterogeneity than is generally recognized within the Vinette I type of pottery. Indeed, variations from the typological definition exist, both within and between Early Woodland ceramic collections. A number of diagnostic traits, such as the presence of exterior and interior cord impressions and the absence of decoration, are challenged by the present study. It is hypothesized that part of this variability is chronological, and that the vessels from Batiscan were manufactured closer to the end of the Early Woodland period. However, other factors, such as the frequency and scale of production, and the possible exchange and circulation of ceramic containers, must also be taken into account when interpreting Vinette I variability.
Les communautés qui participaient à la sphère d’interaction Meadowood pendant la période du Sylvicole inférieur (3,000–2,400 AA) furent parmi les premiers groupes à utiliser de la poterie dans le Nord-Est américain. Des fouilles archéologiques au site de Batiscan, effectuées dans les années 1960, ont livré l’une des collections de poterie Vinette I les plus abondantes documentées jusqu’à ce jour. L’analyse de cet assemblage céramique a révélé que la poterie Vinette I n’est pas aussi homogène que l’on a tendance à le croire. En effet, des variations par rapport à la définition typologique existent autant à l’intérieur d’une même collection, qu’entre diverses collections céramiques du Sylvicole inférieur. Certains éléments diagnostiques, comme la présence de battoir cordé sur les surfaces extérieures et intérieures des vases et l’absence de décoration, sont remis en question par cette étude. Il se pourrait qu’une partie de cette variabilité soit chronologique et que le site de Batiscan reflète davantage la fin de la période du Sylvicole inférieur. D’autres facteurs, comme la fréquence de la production et la possibilité que certains vases aient été échangés, doivent toutefois être considérés lorsque l’on tente d’interpréter la variabilité de la poterie Vinette I.
The re-examination of burial material from the Eriksdale site curated in the Department of Anthropology at the University of Manitoba has revealed important insights into the Late Archaic or Middle Precontact Period of the Interlake Region in the Province of Manitoba. The remains from two individuals were analysed along with their associated artifacts. Radiocarbon dates for the individuals provided conventional dates of 3,470 ± 40 years BP and 3700 ± 60 years BP for the two individuals. The impressive array of artifacts associated with the human remains warranted this review and has provided unique insights in the lifestyle of individuals living in this part of the province 3,750 years ago. One of the individuals from the site has the earliest dated Pelican Lake projectile point from Manitoba, predating the generally accepted dates for this point style. The associated artifacts support the claim that during this period there was an increase in the number of continent-wide trade networks that were being established. The assemblage also included unique decorated bird bone tubes that rarely are found in the archaeological record dating to this time period. The origin of the two individuals is uncertain, but both the close proximity of the burials and the fact they are separated by more than two centuries suggest that the area was commonly lived in and traveled.
Le ré-examen de matériaux extraits de tombes à Eriksdale et conservés par le Département d’Anthropologie de l’Université du Manitoba a révélé des faits importants concernant la période Archaïque Récente, ou période Pré-contact Moyenne de la région Entre les Lacs de la province du Manitoba. Les restes de deux individus et des objets associés furent analysés. Les dates de radio-carbone pour ces individus étaient de 3,470 ± 40 et 3700 ± 60 BP. La diversité remarquable des objets associés à ces restes humains justifiait cette nouvelle étude, qui révèle des informations importantes sur le mode de vie d’individus occupant cette partie de la province il y a 3,750 ans. L’un des deux individus étudiés possédait la pointe du type Lac Pélican la plus ancienne qu’on aie trouvée au Manitoba, même plus ancienne que la date généralement acceptée pour l’apparition de ce style de pointe. Les objets associés suggèrent que durant cette période des courants d’échange trans-continentaux se créaient. La collection contient aussi des tubes décorés faits d’os d’oiseaux qui sont rarement trouvés dans des sites de cette période. L’origine des deux individus est incertaine, mais la proximité des deux tombes et le fait qu’elles sont séparées temporellement par plus de deux siècles, suggèrent que cette région était un lieu de passage et un lieu de résidence habituelle.
Archaeological questions concerning lake water levels are often related to the viability of past shoreline occupations. They become more complex when the lake’s present “natural” level is unknown, as is the case at Lac Mégantic, southeastern Québec, which has a 12,000-year-long cultural sequence. One lakeside site, Plage-Duquette, was occupied during two periods, 8800–7800 and 6800–5800 cal BP, but its low elevation raises questions about its springtime viability. In 2003, an underwater survey identified the shoreline prior to damming in 1893. Related geological analysis of a submerged terrace indicated it was exposed for hundreds or thousands of years at an unknown time in the postglacial past. This is corroborated by lake studies in the Northeast that show a drop in water levels below today’s values between 8800 and 5100 cal BP. The 4-m difference between mid-Holocene and pre-1893 levels at Lac Mégantic gives rise to a re-evaluation of prehistoric shoreline occupations. We conclude that the level of Lac Mégantic was significantly lower during the mid-Holocene than today and that this level modifies our understanding of Plage-Duquette and other sites.
Les interrogations archéologiques sur les niveaux lacustres concernent souvent la viabilité des occupations riveraines. Elles se compliquent lorsque le niveau ‘naturel’ du lac est inconnu, en raison de l’aménagement de barrages. Toutes ces variables sont réunies au lac Mégantic, dans le sud-ouest du Québec, où la séquence culturelle remonte à plus de 12,000 ans. Ainsi, le site de la Plage-Duquette a accueilli une occupation importante à deux moments, 8800–7800 et 6800–5800 cal BP, mais sa basse élévation remet en question sa viabilité au printemps. En 2003, lors des prospections subaquatiques, nous avons identifié le rivage d’avant 1893, date du premier barrage sur le lac. Des analyses géologiques d’une terrasse submergée ont montré que cette zone a émergé pendant des centaines ou des milliers d’années à un moment post-glaciaire non identifié. Ce résultat semble être corroboré par plusieurs études de petits lacs dans le Nord-Est qui montrent une baisse généralisée des niveaux, par rapport au niveau actuel, entre 8800 et 5100 cal BP. L’écart de 4 mètres entre le niveau lacustre de l’Holocène moyen et celui d’avant 1893 au lac Mégantic entraîne une réévaluation des sites riverains préhistoriques. Deux conclusions principales découlent de cette étude: que le niveau du lac Mégantic fut sensiblement plus bas à l’Holocène moyen qu’aujourd’hui et que ce niveau modifie notre compréhension du site de Plage-Duquette et d’autres sites à proximité.
Nancy A. Greene1, David C. McGee1, and Roderick J. Heitzmann2
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Le Journal canadien d'archéologie est publiée de l'Association canadienne d'archéologie.
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ISSN: 0705-2006 (print)
ISSN: 2816-2293 (online)