Jack W. Brink1
Discovery of a set of 1965 photographs of the Zephyr Creek rock art site, in southwestern Alberta, calls for reconsideration and reinterpretation of the site. Comparison of the early photographs with others dating to the past four decades establishes that rock art was made as recently as the mid-twentieth century, and that these images have eroded extremely rapidly. The former fact supports the argument that many of the images were made by local Stoney people who reside a few kilometres away and who were known historically to have been aware of the site. The latter fact is explained by speculation that the images were made with a pigment composed of local, iron-rich clay rather than traditional red ochre. Some of the images at Zephyr Creek may be depictions of structures associated with sundance ceremonies held by local Stoney. Historic records of rock art at the site from the early 1900s likely pertain to pictographs that are no longer visible. On-going use of a rock art site in the past century is a rare occurrence, and indicates continuation of ceremonial activity at a known site by a known group.
La découverte d’un ensemble de photographies, datant de 1965, du site d’art rupestre de Zephyr Creek, au sud-ouest de l’Alberta, nous oblige à reconsidérer et réinterpréter ce site. La comparaison des plus anciennes photographies avec celles qui remontent à quatre décennies atteste que l’art rupestre a été pratiqué jusqu’à une période aussi récente que le milieu du vingtième siècle, et que ces images se sont érodées avec une extrême rapidité. Le premier de ces faits corrobore l’argument selon lequel nombre de ces images ont été réalisées par les Stoney, population locale résidant à quelques kilomètres, dont on sait par des documents historiques qu’ils connaissaient l’existence du site. Le second fait s’explique par l’hypothèse que ces images étaient réalisées au moyen d’un pigment composé d’une argile locale riche en fer plutôt qu’avec le traditionnel ocre rouge. Certaines des images de Zephyr Creek pourraient être des représentations de structures associées aux cérémonies de la danse du soleil pratiquées par les Stoney locaux. Les enregistrements historiques remontant au début des années 1900, qui attestent de l’existence d’art rupestre sur ce site, représentent probablement des pictographes qui ne sont plus visibles aujourd’hui. Il est rare de découvrir un site d’art rupestre en activité continue au cours du dernier siècle, et cette découverte est l’indice d’une perpétuation d’activités cérémonielles dans un site connu par un groupe connu.
Helen R. Haines1, David G. Smith2, David Galbraith3, and Tys Theysmeyer3
The Princess Point promontory at Cootes Paradise, Hamilton, Ontario has a long, rich history of human activity. This paper provides a synopsis of the archaeological work conducted on Princess Point, and summarizes the history of human activity on the promontory. The Princess Point site was discovered on the promontory in the 1960s by archaeologists from McMaster University. Excavations were conducted by McMaster in the late 1960s, and by the University of Toronto, Mississauga since 2000. These excavations demonstrate that Princess Point was used by native peoples from Early Archaic times (8000–6000 B.C.) through to the end of the Woodland period at A.D. 1650. The most intense occupation occurred during the Early Late Woodland period (A.D. 500–1000) by people of the Princess Point Complex. Euro-Canadians began using Princess Point during the late eighteenth century. In the twentieth century, the promontory was incorporated into the Royal Botanical Gardens.
Le promontoire de Princess Point à Cootes Paradise, à Hamilton, en Ontario, a une longue et riche histoire d’activité humaine. Cet article résume l’histoire de l’activité humaine sur ce site, à partir de la première période jusqu’au vingtième siècle, en plus de fournir un résumé de l’histoire des fouilles archéologiques menées sur le site. Le site Princess Point a été découvert sur le promontoire dans les années 1960 par des archéologues de l’Université McMaster. Des fouilles ont été menées par McMaster vers la fin des années 1960, et par l’Université de Toronto, Mississauga depuis 2000. Ces fouilles montrent que le site Princess Point a été utilisé par les peuples autochtones de l’époque Archaïque ancien (8000–6000 avant J.-C.) jusqu’à la fin de la période Sylvicole à A.D. 1650. L'utilisation la plus intense s’est produite au cours de la période du début au Sylvicole supérieur (A.D. 500–1000) par les gens du complexe Princess Point. Les Euro-Canadiens ont commencé à utiliser Princess Point au cours de la fin du dix-huitième siècle. Au vingtième siècle, le promontoire a été intégré dans les Jardins Botaniques Royaux de Burlington.
Amanda King1,2, Dana Lepofsky2, and David Pokotylo3
Local governments are in a position to act as bridges between the publics they represent and the management of archaeological heritage. Since First Nations and municipal councillors in the Fraser Valley, British Columbia, make decisions on behalf of their communities, we focus this paper on their perspectives of archaeology. We surveyed and interviewed local government representatives on seven themes relating to archaeological heritage: Knowledge, Interest and Exposure, Relevance, Value, Protection Issues, Management Responsibility, and Working Together. First Nations and municipal councillors’ perspectives reveal areas of divergence on the relevance, protection, and management of archaeological heritage, and convergence on the values of archaeology and working together on heritage issues. Although local governments uniquely situate archaeology through distinct views, they can bridge this disconnect through dialogue on shared perspectives. We provide recommendations to encourage this process of communication between First Nations and municipal governments, and their publics, on the management of archaeological heritage.
Les gouvernements locaux se trouvent en bonne position pour servir de ponts entre les publics qu’ils représentent et la gestion du patrimoine archéologique. Puisque les Premières nations et les conseillers municipaux de la vallée Fraser, en Colombie-Britannique, prennent des décisions au nom de leurs communautés, nous examinons, dans le cadre de cet article, leurs points de vue sur l’archéologie. Nous avons effectué auprès des représentants du gouvernement local un sondage et des entrevues portant sur sept thèmes relatifs au patrimoine archéologique: Savoir, Intérêt et visibilité, Pertinence, Valeur, Problèmes de protection, Responsabilités de la gestion et Travailler ensemble. Les Premières nations et les conseillers municipaux présentent des points de vue divergents sur la pertinence, la protection et la gestion du patrimoine archéologique, tout en révélant des points de convergence sur la valeur de l’archéologie et le fait de travailler ensemble sur des problèmes patrimoniaux. Bien que les gouvernements locaux aient des points de vue distincts sur l’archéologie, ils peuvent néanmoins outrepasser ces divergences en établissant un dialogue sur les perspectives communes. Nous proposons des recommandations pour encourager ce processus de communication entre les Premières nations et les gouvernements municipaux, et leurs publics, sur la gestion du patrimoine archéologique.
Todd J. Kristensen1
In this study, ecological, historical, and archaeological data are utilized to reconstruct the role of avian resources in the diet of Beothuk people (500 to 150 B.P.) and their ancestors from the Newfoundland Recent Indian period (2000 to 500 B.P.). Faunal records and site distribution patterns are consistent with historical accounts of hunter-gatherer bird and egg harvesting. Temporally and spatially predictable bird aggregations in Newfoundland (seabird colonies, moulting grounds, and migration resting areas) represent large sources of relatively easily obtainable meat that were consumed by hunter-gatherers during warm weather seasons and stored for winter use. Food storage (in the form of dried bird meat and powdered eggs) and transportation technologies (ocean-going canoes) enabled hunter-gatherer resource diversification within a relatively productive coastal ecosystem.
Dans cette étude, des données écologiques, historiques et archéologiques sont utilisées pour reconstruire l’importance des ressources aviennes dans la diète Béothuk (500 à 150 B.P.), ainsi que dans la diète de leurs ancêtres de la période Indienne Récente à Terre-Neuve (2000 à 500 B.P.). Les données zooarchéologiques ainsi que le modèle de distribution des sites archéologiques sont en accord avec les comptes-rendus concernant la collection d’oiseaux et d’œufs par des groupes chasseurs-cueilleurs. Les agrégations aviennes qui sont temporellement et spatialement prédictibles à Terre-Neuve (colonies d’oiseaux de mer, lieux de mue et endroits de repos en route de migration) représentent de grandes sources de protéines relativement facile à obtenir et possiblement appropriés par les chasseurs-cueilleurs durant l’été et sauvegardés pour l’hiver. La provision de nourriture (sous forme de viande asséchée et d’œufs en poudre) et la technologie de transport (utilisation de canoës pour accès aux iles) a permis à la diversification des ressources pour les chasseurs-cueilleurs demeurant à proximité d’un littoral relativement productif.
B. A. Nicholson1
Taphonomic disturbance is examined at the Lovstrom site, a site containing Vickers Focus and Late Woodland ceramics. In particular, the role of pocket gophers as major taphonomic agents in prairie/parkland sites in southwestern Manitoba is discussed. The magnitude and the nature of disturbance at the Lovstrom site by Pocket Gophers are quantified, together with a brief account of their ecology, social patterning and capabilities as a burrowing species. Materials greater than 7 cm in diameter, including bone, cannot be readily moved through the gopher burrows and, though subject to the effects of soil subsidence, essentially remain in their relative positions and provide potentially accurate radiocarbon dates.
Nous examinons les perturbations taphonomiques au site Lovstrom, site renfermant des céramiques des peuples des Vickers Focus et du Sylvicole récent. Nous discutons plus particulièrement du rôle des rats à poche (Geomyidae) en tant qu’agents taphonomiques importants dans les sites de la prairie et des zones boisées du sud-est du Manitoba. L’ampleur et la nature des perturbations provoquées par les rats à poche au site Lovstrom sont quantifiées, en même temps que nous présentons brièvement leur fonction écologique et leurs schémas sociaux en tant qu’espèce fouisseuse. Les artefacts de plus de 7 cm de diamètre, y compris les os, ne peuvent pas être aisément déplacés dans les galeries des rats à poche et, bien qu’ils soient soumis aux affaissements du sol, ils conservent généralement leur position relative et les dates radiocarbone qu’ils fournissent sont potentiellement exactes.
Reviewed by Kora Stapelfeldt1
Reviewed by Robert Stark1
Reviewed by Jennifer Lewis1
Reviewed by Laurie Milne1
Reviewed by Sarah E. Carr-Locke1
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Le Journal canadien d'archéologie est publiée de l'Association canadienne d'archéologie.
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ISSN: 0705-2006 (print)
ISSN: 2816-2293 (online)