Madeleine Mant1,2, Akseli Virratvuori3, Peter Whitridge2, and Meghan Burchel2
The use of cannabis, narcotics, and other intoxicants is widespread within North American prisons, where do-it-yourself instruments are fashioned, used, traded, discarded, and/or confiscated. This cycle contributes to the long-term record of material culture and provides an opportunity to study innovations employed by incarcerated persons. An assemblage of improvised devices for consuming illicit drugs (pipes, syringe, and decoys) from Her Majesty’s Penitentiary (HMP) in St. John’s, Newfoundland and Labrador, provides an opportunity to explore the culture of twentieth-century drug consumption at an exceptionally long-lived penal institution. The collection of drug paraphernalia dates between 1971 and 1983 and represents a palimpsest of curated items confiscated by correctional officers. By drawing upon actor-network theory and a folkloric approach to the material assemblage, we situate this local assemblage within the larger carceral context wherein individuals “make do.” These objects speak to longstanding and widely shared technological traditions, an accomplished do-it-yourself ethic amongst those incarcerated, and the complex entanglement of criminality, carceral practices, and drug use.
La consommation de cannabis, de stupéfiants et d’autres substances intoxicantes est très répandue dans les prisons nord-américaines, où des instruments bricolés sont fabriqués, utilisés, échangés, jetés et/ou confisqués. Ce cycle contribue à l’enregistrement à long terme de la culture matérielle et permet d’étudier les innovations employées par les personnes incarcérées. Un ensemble de dispositifs improvisés pour la consommation de drogues illicites (pipes, seringues et leurres) provenant du Her Majesty’s Penitentiary (HMP) de St. John’s, Terre-Neuve-et-Labrador, permet d’explorer la culture de la consommation de drogues au XXe siècle dans un établissement pénitentiaire d’une longévité exceptionnelle. La collection d’attirail de drogue date de 1971 à 1983 et représente un palimpseste d’objets confisqués par les agents correctionnels. En nous appuyant sur la théorie de l’acteur-réseau et sur une approche folklorique de l’assemblage matériel, nous situons cet assemblage local dans le contexte carcéral plus large où les individus “se débrouillent.” Ces objets témoignent de traditions technologiques anciennes et largement partagées, d’une éthique du bricolage accomplie parmi les personnes incarcérées et de l’enchevêtrement complexe de la criminalité, des pratiques carcérales et de la consommation de drogues.
Nicole Hughes1 and Amy B. Scott2
Bioarchaeologists can further investigate human bone metabolism at the biomolecular level by incorporating biochemical methods into their research. Recently, there has been a focus on osteocalcin, an abundant non-collagenous bone protein, because of its clinically identified relationship with biological factors (i.e., age and sex), activity, and pathological conditions (i.e., disease). For this study, osteocalcin was extracted and quantified from the femora of 27 individuals from the Fortress of Louisbourg (1713–1758) skeletal collection to explore if the clinical relationship between osteocalcin and sex, age, activity, and pathological conditions can also be established in archaeological bone. However, no significant relationships between osteocalcin concentrations and biological factors (i.e., age and sex), activity, or pathological conditions were identified. This is the first study to quantify osteocalcin from archaeological human skeletal remains from a Canadian context and provides another example of how this method may be used to study stress in bioarchaeological populations.
Les bioarchéologues peuvent investiguer plus en profondeur le métabolisme des os humains à un niveau biomoléculaire en incorporant les méthodes biochimiques dans leur recherche. Récemment, l’accent a été mis sur l’ostéocalcine, une protéine osseuse abondante et non collagène, à cause de sa relation cliniquement identifiée avec les facteurs biologiques (âge et sexe), l’activité et les conditions pathologiques. Dans cette étude, l’ostéocalcine a été extrait et quantifié des fémurs de 27 individus provenant de la collection de squelettes de la Forteresse-de-Louisbourg (1713–1758) afin d’explorer si les tendances cliniques entre l’ostéocalcine et le sexe, l‘âge, les activités et les conditions pathologiques peuvent être également observés dans les os archéologiques. Toutefois, aucune relation significative entre la concentration d’ostéocalcine et les facteurs biologiques (âge et sexe), l’activité ou les conditions pathologiques n’a pu être identifiée. Cette étude est la première à quantifier l’ostéocalcine des restes de squelettes archéologiques humains dans un contexte canadien et procure un autre exemple qui présente comment cette méthode peut être utilisée pour étudier le stress dans les populations bioarchéologiques.
Kelsey Pennanen1
This paper presents a rapid, cost-effective, and non-specialist approach to long-term archaeological site monitoring that is repeatable and affordable. Advances in unmanned aerial vehicle (UAV)-based photogrammetry allow for the creation of multi-temporal three-dimensional (3D) models that permit accurate and in-depth analysis and quantification of landscape change through time. This paper presents a case study of aerial-based photogrammetric datasets using UAVs (i.e., drones) to conduct change detection analysis for monitoring continued erosion threatening an Indigenous buffalo jump in Alberta, Canada. The results demonstrate which areas of the site experienced the most significant change over a period of four years. By bridging gaps between traditional field survey and satellite-scale observations of impacts to large archaeological site complexes, UAV monitoring programs may become increasingly important as anthropogenic climate change continues to threaten heritage sites in Canada.
Cet article présente une approche rapide, efficace et non spécialisée qui est reproductible et peu coûteuse pour la surveillance à long terme de sites archéologiques. Les progrès dans la photogrammétrie par véhicules aériens sans pilote (UAV) permettent la création de modèles tridimensionnels (3D) multitemporels en vue d’effectuer une analyse et une quantification précises et approfondies des transformations du paysage au fil du temps. Dans l’étude de cas décrite dans cet article, des ensembles de données photogrammétriques aériennes ont été récoltées à l’aide d’UAV (c.-à-d. de drones) afin de réaliser une analyse de détection des changements pour la surveillance de l’érosion continue qui menace un précipice à bisons autochtone en Alberta, Canada. Les résultats indiquent les secteurs du site qui ont connu les changements les plus importants sur une période de quatre ans. En comblant les lacunes entre les méthodes classiques d’inventaire sur le terrain et d’observation satellitaire des impacts sur de grands complexes archéologiques, les programmes de surveillance par UAV pourraient devenir un outil d’une importance croissante avec les changements climatiques anthropiques menaçant les sites patrimoniaux au Canada.
Solène Mallet Gauthier1 and William T. D. Wadsworth2
Although the advantages of archaeological remote sensing have long been known, the techniques have still not been fully incorporated into standard archaeological practice. Drawing upon the example of an archaeological remote sensing survey conducted in April 2022 and subsequent excavation in July 2022 at the Chimney Coulee site (DjOe-6) in Saskatchewan, we demonstrate the value of the integration of remote sensing methods early and throughout an entire project. Over the span of five days, we were able to use drone-based light detection and ranging (LiDAR) and orthoimagery, ground-penetrating radar (GPR), and magnetic gradiometry alongside more traditional archaeological survey methods to survey the site and locate two probable late nineteenth-century Métis cabins. The use of remote sensing techniques allowed for the efficient identification of future excavation areas and comparisons to previous mapping work and generated new questions about the site. This paper provides a methodological example of non-invasive archaeological survey for non-specialists and demonstrates how students and early career researchers can play an important role in the advancement of Canadian archaeology by experimenting with new ways of conducting archaeological survey and mapping.
Bien que les avantages des méthodes de télédétection archéologique soient connus de longue date, ces techniques ne sont pas encore pleinement intégrées dans les pratiques archéologiques courantes. À l’aide de l’exemple d’un levé de télédétection archéologique mené en avril 2022, suivi de fouilles réalisées en juillet 2022 sur le site de Chimney Coulee (DjOe-6), en Saskatchewan, nous démontrons la valeur de l’intégration de ces méthodes de télédétection au début et tout au long d’un projet de recherche archéologique. Sur une période de cinq jours, nous avons utilisé des technologies par drones, soit la détection et télémétrie par ondes lumineuses (LiDAR) et l’orthophotographie, un radar à pénétration de sol (GPR), un gradiomètre magnétique en plus de techniques de prospection archéologique plus classiques pour effectuer un relevé du site et repérer deux cabanes métisses probables datant de la fin du XIXe siècle. L’utilisation de méthodes de télédétection a permis de localiser efficacement de futures zones de fouilles et d’effectuer des comparaisons avec des travaux de cartographie réalisés précédemment, et a soulevé nouvelles questions au sujet du site. Cet article fournit un exemple méthodologique de levé archéologique non invasif pour les archéologues non spécialisés et montre comment les étudiants et les chercheurs en début de carrière peuvent jouer un rôle important dans le développement de l’archéologie au Canada en expérimentant avec de nouvelles méthodes d’arpentage et de cartographie archéologiques.
Reviewed by Robert James Stark1
Reviewed by Scott Neilsen1
Reviewed by Sean P. Connaughton1
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Le Journal canadien d'archéologie est publiée de l'Association canadienne d'archéologie.
Aspen Woods Postal OutletBox 15075, Calgary, AB T3H 0N8 Canada
ISSN: 0705-2006 (print)
ISSN: 2816-2293 (online)