Brad Loewen1,2 and Vincent Delmas2
Basque seasonal activity in the Gulf of St. Lawrence is known from 1517 to 1767. Basque sites show distinctive patterns of spatial distribution, structures, material culture, and type of activity. They follow a four-period chronology, where periods of relative equilibrium are separated by geopolitical watershed events. The distribution and nature of Basque sites vary according to these periods. For each period, we analyse a major site: Red Bay (1530–1580), Anse à la Cave (1580–1630), Petit-Mécatina (1630–1713), and Pabos (1713–1760). The material culture found on these sites reflects the evolution of supply networks in the Basque Country: a single Gipuzkoan network gives way to two parallel networks based in the provinces of Lapurdi and Bizkaia. The longevity and resilience of the Basque presence are explained by a solid grounding in the Euro-Atlantic staple trades, and by the Basques’ customary role in strengthening Franco-Spanish relations.
Une présence saisonnière basque dans le golfe du Saint-Laurent est documentée de 1517 à 1767. Les sites basques montrent des schèmes distinctifs de distribution spatiale, d’architecture, de culture matérielle, et de types d’activité. Ils suivent une périodisation en quatre temps, où des périodes d’équilibre relatif sont séparées par des crises géopolitiques. La distribution et la nature des sites varient selon les périodes. Pour chaque période, nous analysons un site majeur: Red Bay (1530–1580), Anse-à-la-Cave (1580–1630), Petit-Mécatina (1630–1713), et Pabos (1713–1760). La culture matérielle de ces sites indique une évolution des réseaux d’approvisionnement au Pays Basque: d’un seul réseau guipuzcoan, on évolue vers deux réseaux parallèles basés dans les provinces du Labourd et de la Biscaye. La longévité et la persistance de la présence basque s’expliquent par de solides assises dans le commerce euro-atlantique des denrées, et par le rôle coutumier des Basques pour renforcer les relations franco-espagnoles.
S. Brooke Milne1, Robert W. Park2, and Douglas R. Stenton3
The Dorset Palaeo-Eskimos are traditionally interpreted as specialized marine hunters whose adaptation focused on the exploitation of coastal resources. Accordingly, archaeologists have assumed that the inland/coastal seasonal mobility that characterized their Pre-Dorset predecessors decreased significantly, if not altogether, and that the terrestrial ecosystem figured less prominently in the Dorset way of life. However, several inland Dorset sites identified in the deep interior of southern Baffin Island appear to contradict this assumption; this paper describes these sites and their associated remains. Based on this information, it appears that Dorset populations in this region continued to travel long distances to the deep interior where they intensively hunted caribou and exploited local lithic resources.
Les Paléo-Eskimo Dorset sont traditionnellement décrits comme des chasseurs marins spécialisés dont l’adaptation est concentrée sur l’exploitation des ressources côtières. Les archéologues ont donc présupposé que la mobilité saisonnière côtes/intérieur caractéristique de leurs prédécesseurs Pré-Dorset diminua sensiblement sinon totalement, et que l’écosystème terrestre diminua d’importance dans le mode de vie Dorset. Cependant l’identification de plusieurs sites Dorset profondément dans l’intérieur sud de l’île de Baffin semble contredire cette présupposition; cette communication décrit ces sites et les objets associés. Sur la base de cette information, il apparaît que les populations Dorset de cette région continuèrent à voyager de longues distances dans l’intérieur, où ils chassaient les caribous de façon intensive, et exploitaient les ressources lithiques locales.
Christian Gates St-Pierre1, Adrian L. Burke1, Gilles Gauthier2 et Greg Kennedy3
Hornfels is a lithic material frequently discovered on prehistoric sites in southern Quebec. It is commonly associated with Terminal Archaic (or “post-laurentian” Archaic [4500–3000 B.P.]) occupations, but this study demonstrates that such an association can be misleading. The results of the physical and chemical analyses presented here also indicate that Mont Royal, a small hill located in the city of Montreal, is the most probable source of hornfels used in prehistoric times. Outcrops of hornfels exist on some other Monteregian Hills, but to this day there are no archaeological indications that they were exploited by aboriginal groups.
La cornéenne est un matériau lithique fréquemment retrouvé sur les sites archéologiques préhistoriques du Québec méridional. On l’associe généralement aux occupations de l’Archaïque post-laurentien (4500–3000 A.A.), mais cette étude montre que l’utilisation de ce matériau n’est pas exclusive à cette période. Les analyses physico-chimiques présentées ici permettent d’identifier une source potentielle et vraisemblablement principale de ce matériau, soit la cornéenne du mont Royal. La pétrologie de ce type de roche indique un métamorphisme essentiellement thermique opérant dans l’environnement immédiat de massifs intrusifs. Il faut donc considérer la cornéenne présente sur les autres collines montérégiennes en tant que sources potentielles, même si celles-ci sont à ce jour non documentées par l’archéologie.
Dominique Lavers1 and M.A.P. Renouf1,2
This paper describes the Groswater tool assemblage present in the Dorset Palaeoeskimo site of Phillip’s Garden (EeBi-1), Port au Choix, Newfoundland. To explain Groswater presence at the site, six tool categories are quantitatively and qualitatively examined and compared to tool assemblages from two adjacent Groswater sites, Phillip’s Garden East (EeBi-1) and Phillip’s Garden West (EeBi-11). Five models are tested to assess the relationship amongst these three sites. It is concluded that the Groswater component at Phillip’s Garden primarily represents an extension of the Groswater occupation at Phillip’s Garden West. We argue that Phillip’s Garden was a particularly suitable location for landing harp seals whose carcasses were then reduced into transportable meat packages destined for Phillip’s Garden West.
Cet article décrit l’assemblage d’outils groswatériens présents au site paléoesquimau dorsétien de Phillip’s Garden (EeBi-1), Port au Choix, Terre-Neuve. Afin d’expliquer la présence groswatérienne à ce site, six catégories d’outils sont examinées et comparées de façon quantitative et qualitative à deux autres assemblages provenant de sites groswatériens voisins, soit Phillip’s Garden East (EeBi-1) et Phillip’s Garden West (EeBi-11). Cinq modèles sont testés pour élucider les relations entre ces trois sites. Il est conclu que la composante groswatérienne de Phillip’s Garden représente principalement une extension de l’occupation groswatérienne à Phillip’s Garden West. Nous soutenons que Phillip’s Garden était un endroit particulièrement bien situé pour tirer hors de l’eau des carcasses de phoques du Groenland qui étaient ensuite dépecées et préparées pour être transportées à Phillip’s Garden West.
Reviewed by Laurie Milne1
Reviewed by Alan D. McMillan1
Reviewed by Gary Coupland1
Reviewed by Tanya Higgins1
Reviewed by Kenneth M. Ames1
The Canadian Journal of Archaeology is published by the Canadian Archaeological Association.
Aspen Woods Postal OutletBox 15075, Calgary, AB T3H 0N8 Canada
ISSN: 0705-2006 (print)
ISSN: 2816-2293 (online)