John L. Creese1
The emergence of Iroquoian village societies in southern Ontario, Canada, was connected to the intensification of horticulture, residential sedentarization, and pronounced regional demographic growth. This paper critically evaluates longstanding archaeological debates about the nature and consequences of the early development of Northern Iroquoian village communities in southern Ontario. I argue that an adequate understanding of these developments depends on moving past debates over ethno-linguistic origins and degrees of sedentism, and toward a perspective that carefully traces people’s changing material engagements with their natural and built environments. This review suggests that Early Iroquoian villages were united by new kinds of generative entanglements with built space that can be understood as “place-making” practices. Early village place-making involved the architectural and ritual definition of enduring social groups—households and village communities—even as they maintained significant seasonal and logistic mobility across the landscape.
L’émergence de sociétés villageoises iroquoiennes nordiques dans le sud de l’Ontario, Canada, a été reliée à l’intensification de l’horticulture, la sédentarisation résidentielle, et une forte croissance démographique régionale. Cet article évalue de manière critique les débats archéologiques sur la nature et les conséquences de l’évolution rapide des communautés villageoise iroquoinnes nordiques dans le sud de l’Ontario. Une bonne compréhension de ces évolutions dépend du déplacement des débats passés sur l’origine ethno-linguistiques et des degrés de mobilité, vers une perspective qui retrace soigneusement l’évolution des engagements importants des gens avec leur environnement naturel et bâti. Cette étude suggère que les premiers villages iroquoiens étaient unis par de nouveaux types d’engagements générateurs avec le paysage construit. L’architecture et les rituels ont été utilisés pour construire des lieux sociaux. En conséquence, les ménages et les communautés villageoises ont été formulés en dépit du maintien de la mobilité saisonnière et logistique important dans le paysage.
Lindsay M. Amundsen-Meyer1
Smith (2011a) proposed a model of environmental engineering which includes six discrete categories of resource management believed to be universal within small-scale, pre-industrial societies. Through examination of the resource management practices of the Kayapó in the Amazon Basin and the Blackfoot on the Northwestern Plains, this paper will test the validity of Smith’s model. The evidence presented will show that, with slight variations due to differences in mobility, Smith’s model is largely appropriate. Additionally, although the management and use of “wild” or semi-domesticated resources is often seen as a step on the road to agriculture, resource management and the domestication of landscape can, in fact, be a specifically chosen subsistence strategy in and of itself. This type of resource management can also continue after agriculture has been adopted by a group, particularly if wild species continue to be an important part of a group’s subsistence regime.
Smith (2011a) a proposé un modèle d’ingénierie environnementale comprenant six catégories distinctes de gestion des ressources que l’on pense avoir été universelles au sein des sociétés préindustrielles à petite échelle. Au moyen d’un examen des pratiques de gestion des ressources des Kayapós du bassin de l’Amazone et des Pieds-Noirs des Plaines du Nord-Ouest, cet article se propose de tester la validité du modèle de Smith. Les données présentées démontreront que, malgré quelques variations dues aux différences dans la mobilité, le modèle de Smith est tout à fait pertinent. En outre, bien que la gestion et l’utilisation de ressources « sauvages » ou semi-domestiquées soient souvent considérées comme une étape sur la voie de l’agriculture, la gestion des ressources et la domestication du paysage peuvent être, en fait, une stratégie de subsistance délibérée en elle-même et pour elle-même. Ce type de gestion des ressources peut également se poursuivre après que l’agriculture ait été adoptée par un groupe, en particulier si des espèces sauvages continuent de représenter une part importante de son régime de subsistance.
Tyler James Murchie1
Investigations on the Canadian Plains have been unsuccessful in differentiating between pre-contact projectile points recovered from One Gun phase sites—an intrusive group to the region—and points from the locally defined Cayley series, which are frequently used as diagnostic markers of the Old Women’s phase. This paper uses a variety of statistical methods to investigate similarities between points from the One Gun phase Cluny site, and points from the uppermost levels (Old Women’s phase) of the Head Smashed-In Buffalo Jump site. Metrics were collected on digital images from direct 2-D point scans to promote consistency, accuracy, and replicability. While population level differences were found, individual specimens could not be identified to their respective phase. In this case, projectile points are not reliable variables for linking components with phases in the protohistoric period, which suggests that the point type may be best described as a horizon style.
L’état actuel des recherches dans les plaines canadiennes ne permet pas encore de différencier les pointes de projectile précontact retrouvées sur les sites de la phase One Gun—un groupe intrusif dans cette région- des pointes définies localement comme appartenant à la série Caley, lesquelles sont fréquemment utilisées comme marqueur diagnostique de la phase Old Women’s. Cette étude utilise différentes méthodes statistiques afin de documenter les similarités entre les pointes de la phase One Gun du site Cluny et les pointes des niveaux supérieurs (phase Old Women’s) du site Head Smashed-In Buffalo Jump. Les mesures ont été prises sur des images numérisées 2D afin de faciliter la cohérence, la précision et la réplicabilité des données. Bien que des différences à l’échelle de la population aient été notées, les spécimens individuels n’ont cependant pas pu être associés à leur phase respective. Dans le cas présent, les pointes de projectile ne peuvent donc pas être considérées comme étant des variables fiables pour associer les composantes d’un site avec les différentes phases protohistoriques, ce qui suggère que les types de pointes devraient plutôt être utilisés pour définir le style d’un horizon.
Edward Eastaugh1, Christopher Ellis1, Lisa Hodgetts1, and James R. Keron1
A recent magnetometer survey from the Late Archaic Davidson Site (AhHk-54) demonstrates the potential of this technique in understanding hunter-gatherer occupations in the Great Lakes Region, and contributes to our understanding of temporal change in the spatial use of the site. Davidson was investigated to test the long held, but little substantiated notion that the Late Archaic represents a time of reduced settlement mobility. Hundreds of features, including storage pits, earth ovens, hearths and the remains of some of the oldest known houses in the Great Lakes region were identified using the magnetometer and indicate that the site is much larger and more complex than previously believed. Ground-truthing of these results through excavation and coring, combined with repeated field-walking of the site to map artifact distributions, allows us to document more fully the extent of intact deposits, the site setting at the time of the occupation and changes in site function and use from the Broad Point to Small Point (Terminal) Archaic. Our findings indicate that more widespread use of geophysical survey techniques on Canadian archaeological sites has the potential to contribute not only to a deeper understanding of the archaeological record, but also to the development of archaeogeophysics from its traditional role in site prospection to more problem-based, theoretically informed applications.
Une prospection par magnétomètre au site archaïque supérieur de Davidson (AhHk-54) a récemment démontré le potentiel de cette technique dans la compréhension des établissements de chasseurs-cueilleurs de la région des Grands Lacs, en plus d’avoir raffiné notre compréhension de la séquence d’occupation spatiale de ce site. Le site Davidson a été sélectionné afin de vérifier l’idée reçue, mais peu fondée, que l’Archaïque supérieur représente une période de faible mobilité des établissements. Des centaines de vestiges, y compris des fosses d’entreposage, des fours de terre, des foyers et des restes de maisons parmi les plus anciens connus dans la région des Grands Lacs ont été identifiés grâce au magnétomètre et indiquent que le site est beaucoup plus vaste et complexe qu’on ne le croyait. La vérification de ces résultats par fouilles et carottage, combinée à une prospection de surface répétée du site afin de cartographier la distribution des artéfacts, a permis de mieux documenter l’étendue des dépôts intacts, l’organisation du site ainsi que certains changements de fonction et d’utilisation de l’espace, et ce de la période Horizon à pointes larges à la période Horizon à petites pointes (ou Archaïque final). Nos résultats indiquent qu’une utilisation plus répandue des techniques d’enquête géophysiques sur les sites archéologiques canadiens peut potentiellement contribuer non seulement à une meilleure compréhension des données archéologiques, mais aussi au développement de l’archéologie géophysique, en s’éloignant de son rôle traditionnel de prospection pour se tourner vers des applications répondant à des problèmes théoriques.
Beatrix Arendt1
The Hopedale region in Labrador, Canada has a rich history of human activity. Some of the earliest archaeological research on Inuit of this region was conducted by American archaeologist Junius Bird in 1935; however, few researchers have returned to the region to expand on his work. This paper provides a summary of recent excavations conducted at an eighteenth century Inuit sod house settlement Bird identified on Anniowaktook Island (GgCi-02) just east of Hopedale. The region was considered a central trading area among Inuit. Excavations were expected to identify items indicative of this trade with the increasing prevalence of European traders along the coast. Instead, artifact assemblages at Anniowaktook reveal a smaller than expected collection of trade items, and a surprisingly high density of metal materials. The types and quantity of materials amassed suggest Anniowaktook Inuit were making different consumption choices to acquire materials for tool manufacture which were not traditionally part of the trade system.
La ville et la région d’Hopedale au Labrador, Canada, ont un riche passé d’occupation humaine comme l’a démontré une étude archéologique dirigée par Junius Bird en 1935 sur la population Inuit de cette région. Cependant, peu de chercheurs y étaient retournés pour poursuivre ce que Bird avait entrepris. Le présent travail expose les résultats des fouilles menées récemment dans un village Inuit du 18ème siècle, dans l’île Anniowaktook (GgCi-02), à l’est d’Hopedale, où Bird avait identifié des maisons de tourbe (sod houses). Puisque la région était censée avoir été un centre commercial important, on pensait que les fouilles aideraient à identifier des objets prouvant l’existence de ce commerce et surtout à montrer la prédominance des marchands européens tout le long de la côte. Au contraire, la collection d’artefacts retrouvés à Anniowaktook contient très peu d’objets ayant servi au commerce, mais plutôt une quantité surprenante d’objets en métal. La diversité et la quantité des métaux retrouvés suggèrent que les Inuit d’Anniowaktook choisissaient d’acquérir des matériaux pour la fabrication d’outils qui ne faisaient pas partie du réseau commercial traditionnel.
Reviewed by Kelly Rose Bale Monteleone1
Reviewed by Laurie Milne1
Reviewed by S. Brooke Milne1
Reviewed by Marianne P. Stopp1
Reviewed by Natasha Lyons1
Reviewed by R. Carl DeMuth1
Reviewed by Adrian L. Burke1
Reviewed by François Guindon1
The Canadian Journal of Archaeology is published by the Canadian Archaeological Association.
Aspen Woods Postal OutletBox 15075, Calgary, AB T3H 0N8 Canada
ISSN: 0705-2006 (print)
ISSN: 2816-2293 (online)