After launching an ambitious program of mid-continental Canadian archaeology in the late 1870s, members of the Historical and Scientific Society of Manitoba suddenly withdrew from field archaeology after 1886. Under political and financial stress, they turned their primary attention to local Euro-Canadian history. The group declined through the turn of the century, but George Bryce and Charles Bell tried to keep interest in Manitoba archaeology alive by appealing to external organizations to take up the work. A number of outsiders did briefly get involved, people and organizations such as T. H. Lewis and Warren Upham from Minnesota, Henry L. Reynolds from the Bureau of American Ethnology in Washington, Henry Montgomery from the University of Toronto Museum, and organizers for the Archaeological Institute of America. Although the results were mixed, most of these outsiders made improvements to the region’s archaeological record and its interpretation. The Manitoba Society’s final success, on the eve of its own demise, was in helping to create an anthropology division within the National Museum of Canada in 1910. Subsequently, the National Museum commenced archeology in Manitoba in 1912 under W. B. Nickerson. Nickerson might have solidified the groundwork for a regional archaeology, but his work was aborted in 1915 and, together with earlier attempts, was all but forgotten.
Dans une série d’articles, Prentiss et al. (2003, 2005, 2007, 2008) ont proposé que les grands villages et les grandes résidences de la partie centrale du fleuve Fraser (en Colombie Britannique) se sont formés assez tardivement dans la préhistoire (c. 1600–800 cal B.P.) et n’ont duré que quelques siècles. Selon eux l’inégalité socioéconomique s’est développée encore plus tard (c. 1200–800 cal B.P.). Prentiss et al. suggèrent que les changements climatiques seraient à l’origine de ces événements ainsi que de la disparition des grands villages. Nous doutons de leurs conclusions sur plusieurs plans: des méthodes inappropriées pour déterminer la date de ces événements; des données provenant du site Keatley Creek qui indiquent un développement de plus longue durée; des interprétations paléoclimatiques qui sont incomplètes; et des contradictions au sein de leurs explications climatiques pour les changements culturels. Les preuves géochronologiques et paléoécologiques (comprenant des données jamais considérées auparavant) combinées aux preuves archéologiques favorisent l’interprétation du développement des grands villages et témoignent d’une complexité socioéconomique bien antérieure à celle envisagée par Prentiss et al. (2003, 2005, 2007, 2008).
Recent excavations at the Boardwalk site in Prince Rupert Harbour provide new insights into subsistence, and into events in the Harbour, between 2200 and 950 B.P. Fish, especially salmon, were far more important than previously thought, while mammals and birds comprise less than 10 percent of the fauna. At 2200 B.P. Boardwalk was occupied primarily during fall and winter, with a subsistence based mainly on salmon, supplemented by land mammals and birds, but few sea mammals. About 2000 B.P., deposition ceased in parts of Boardwalk, followed by abandonment at other Harbour villages. These events coincided with evidence of climatic instability, increased human conflict, and growing status differentiation. By 1200 B.P., fauna increased sixfold at Boardwalk, and seasonal indicators provide a strong case for year-round occupation. Inhabitants took much greater advantage of marine resources, particularly sea mammals, and salmon was still a staple. Over time, despite instability and change in the Harbour, Boardwalk clearly held a unique position vis-à-vis other sites.
La fouille récente du site de Boardwalk, dans la baie de Prince Rupert, nous a donné de nouveaux aperçus sur la subsistance et les évènements qui se sont déroulés dans la baie, entre 2200 et 950 avant le présent. Le poisson, en particulier le saumon, avait un rôle bien plus important qu’on ne le croyait auparavant, tandis que les mammifères et les oiseaux comptaient pour moins de 10% de la faune. 2200 ans avant le présent, le site de Boardwalk était occupé principalement en automne et en hiver, la subsistance se basant essentiellement sur le saumon, et se complétant de quelques mammifères et oiseaux, mais de très peu de mammifères marins. Aux alentours de 2000 ans avant le présent, les dépôts se sont interrompus dans certaines parties du site, puis d’autres villages de la baie ont été abandonnés. Ces évènements coïncident avec une instabilité climatique documentée, une augmentation des conflits humains et une différenciation croissante des statuts. Environ 1200 ans avant le présent, la faune s’est multipliée par six à Boardwalk, et les indicateurs saisonniers démontrent très nettement que le site était occupé toute l’année. Les habitants tiraient davantage parti des ressources maritimes, en particulier des mammifères marins, le saumon restant toujours un aliment de base. Au fil du temps, malgré l’instabilité et les changements qui se sont produits dans la baie, le site de Boardwalk détenait clairement une position unique comparativement aux autres sites.
A sea-level history is being built for the Gulf Islands National Park Reserve (GINPR) by radiocarbon dating paleo-marine and archaeological organic samples. This work highlights visibility issues for this region for shore-proximal sites older than one or two millennia. It also demonstrates the need to ensure that archaeological assessments include systematic investigation, with shovel and auger testing, in the intertidal zone.
Nous étudions l’histoire de la réserve de parc national des Îles-Gulf au niveau de la mer en datant, par le radiocarbone, des échantillons organiques paléomarins et archéologiques. Ces travaux mettent en évidence le problème de visibilité des sites de plus d’un ou de deux millénaires situés près des côtes dans cette région. Ils montrent également l’importance de voir à ce que les évaluations archéologiques comprennent des enquêtes systématiques, notamment des essais à la pelle et à la tarière, dans la zone intertidale.
An understanding of sea level change is critical for modelling past settlement on the Northwest Coast. While the complex relationship between land and sea has been documented for the Late Glacial and immediate post-glacial period in the Strait of Georgia, limited data exist to characterize more recent changes. Here, a relative sea level model generated for the Gulf Islands National Park Reserve by Fedje et al. (2009) is evaluated with archaeological data from two coastal spit sites in the southern Gulf Islands of British Columbia. Data accord well with the roughly 1.5 meters of sea level rise Fedje et al. posit for the last four millennia. However, sea level change, while substantial over the long term, appears more gradual than punctuated. Moreover, the role of coastal landform development and archaeological site formation processes must be considered to adequately establish relative sea levels changes and how these relate to past human activity in the southern Gulf Islands.
Une bonne compréhension des variations du niveau de la mer est essentielle à la modélisation des habitats du passé sur la côte Nord-Ouest. Bien que la relation complexe entre terre et mer ait été documentée pour les périodes glaciaire tardive et post-glaciaire immédiate dans le détroit de Georgia, il n’existe que peu de données pour les changements plus récents. Ici, nous évaluons un modèle du niveau relatif de la mer, conçu pour la Réserve de parc national du Canada des Îles-Gulf par Fedje et al. (2009), en fonction de données archéologiques recueillies dans les sondages de deux sites côtiers du sud des îles Gulf en Colombie britannique. Les données correspondent bien à l’élévation d’environ 1,50 m. du niveau de la mer, hypothèse avancée par Fedje et al. pour les quatre derniers millénaires. Cependant, la variation du niveau de la mer, quoique considérable à long terme, semble s’être produite progressivement, et non par à-coups. De plus, on peut considérer que l’évolution du paysage côtier et les processus de formation des sites archéologiques font assez précisément apparaître les variations relatives du niveau de la mer et la manière dont celles-ci sont liées à l’activité humaine du passé au sud des îles Gulf.
In a series of publications, Prentiss et al. (2003, 2005, 2007, 2008) have argued for a very late, abrupt, and brief emergence of large villages and large corporate residences in the mid-Fraser region of British Columbia ( 1600–800 cal B.P.) and an even later abrupt emergence of socioeconomic complexity ( 1200–800 cal B.P.). They postulate that climatic changes were responsible for both of these events as well as the collapse of the large villages. We question their interpretations on several grounds including: inappropriate methods for dating these developments; data from Keatley Creek indicating a longer developmental trajectory; incomplete interpretation of paleoclimate trends for the region; and internal contradictions in their own climate-driven explanations for changes. The combined evidence of geochronology and paleoecology (some not previously considered) together with archaeological evidence favors an interpretation of earlier emergence of large villages and socioeconomic complexity than suggested by Prentiss et al. (2003, 2005, 2007, 2008).
Dans une série d’articles, Prentiss et al. (2003, 2005, 2007, 2008) ont proposé que les grands villages et les grandes résidences de la partie centrale du fleuve Fraser (en Colombie Britannique) se sont formés assez tardivement dans la préhistoire (c. 1600–800 cal B.P.) et n’ont duré que quelques siècles. Selon eux l’inégalité socioéconomique s’est développée encore plus tard (c. 1200–800 cal B.P.). Prentiss et al. suggèrent que les changements climatiques seraient à l’origine de ces événements ainsi que de la disparition des grands villages. Nous doutons de leurs conclusions sur plusieurs plans: des méthodes inappropriées pour déterminer la date de ces événements; des données provenant du site Keatley Creek qui indiquent un développement de plus longue durée; des interprétations paléoclimatiques qui sont incomplètes; et des contradictions au sein de leurs explications climatiques pour les changements culturels. Les preuves géochronologiques et paléoécologiques (comprenant des données jamais considérées auparavant) combinées aux preuves archéologiques favorisent l’interprétation du développement des grands villages et témoignent d’une complexité socioéconomique bien antérieure à celle envisagée par Prentiss et al. (2003, 2005, 2007, 2008).
The Canadian Journal of Archaeology is published by the Canadian Archaeological Association.
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ISSN: 0705-2006 (print)
ISSN: 2816-2293 (online)