Inuit Elders from the West Coast of Hudson Bay, Canada remember the past to serve the present. This paper describes a mapping and oral history project that is gathering Elders’ knowledge of the people, places, sites, and resources that populated their vast traditional territory. We discuss the Elders’ conception of this work within the framework of Inuit Qaujimajatuqangiit (Inuit knowledge) and how these understandings are actively contributing to the form and direction of the project. We explore how the Elders’ knowledge is used to inform and animate the archaeological findings of the project. These broader discussions are focused around an examination of the tentative links between an historic Inuit trader named Ullebuk (Ouligbuk) and archaeological features uncovered at a site located near Arviat, Nunavut. Finally, we discuss how the Elders’ work is trained on the goal of serving their people, particularly the rapidly expanding population of Inuit youth.
Les aînés inuit de la côte ouest de la baie d’Hudson se souviennent du passé pour servir le présent. Cet article décrit un projet de cartographie et d’histoire orale regroupant les connaissances qu’ont les aînés des personnes, des lieux, des sites et des ressources de leur immense territoire traditionnel. Nous discuterons de la manière dont les aînés entendent ce travail dans le cadre de la <em>Qaujimajatuqangiit</em> (savoir inuit) et de la façon dont leurs conceptions contribuent concrètement à donner forme à ce projet et à l’orienter. Nous explorerons la manière dont les aînés utilisent leurs connaissances pour inspirer et animer les découvertes archéologiques du projet. Ces considérations d’ensemble se focalisent sur les tentatives de créer des liens entre un traiteur inuit d’autrefois du nom d’Ullebuk (Ouligbuk) et des vestiges archéologiques découverts près d’Arviat, au Nunavut. Enfin, nous évoquerons la manière dont ce travail des aînés est axé sur l’objectif de servir leur communauté, en particulier les jeunes inuit, dont la population croît rapidement.
Over the past 8,000 years on the southwest coast of British Columbia there is a transition from assemblages dominated by chipped stone to assemblages that include more ground and polished stone, bone, and antler. In this study, we combine the plentiful data being produced by archaeological consultants and archived in provincial reports with that of more traditional academic sources to assess the nature of the documented transition and specifically determine if there is a major transition ca. 4850 cal B.P. as suggested by Moss et al. (2007). Our results show that not only is there a major transition between 5000 and 4500 cal B.P. but the long-standing conception of a gradual replacement of assemblages dominated by chipped stone to ones dominated by ground stone and faunal tools is inaccurate.
Au cours des 8,000 dernières années de la préhistoire sur la côte sud-ouest de la Colombie-Britannique il y a eu une transition technologique des assemblages, initialement composés principalement d’outils de pierre taillée, vers des assemblages composés de pierre polie, d’os et d’andouiller. Dans cette étude, nous combinons les données produites par les firmes archéologiques avec des sources académiques et des rapports provinciaux archivés, pour évaluer la nature et la chronologie de cette transition. Les conceptions actuelles d’une transition uniforme et progressive d’assemblages dominés par la pierre taillée vers les assemblages dominés par la pierre polie sont inexactes. La transition se produit vers 4850 cal B.P. comme le suggèrent Moss et al. (2007).
Children were a significant part of all past populations, yet they are often overlooked in archaeological inquiry. The reasons for this absence involve both conceptual and practical obstacles: the transposition of present-day, Euro-American understandings of the child as dependent and incapable, and the difficulty of identifying clear archaeological signatures associated with children—particularly in prehistoric contexts. In this paper, I focus on the archaeology of the Northwest Coast region, finding only limited ethnographic accounts of children, and virtually no mention of them in the archaeological literature. After discussing the factors that contribute to the invisibility of children in archaeological interpretation in general, I argue that there is no justification for assuming children in the ancient Northwest Coast were non-productive. I present archaeological and ethnoarchaeological research—from the Northwest Coast and other regions—that may point the way for future analyses of child life in the ancient Northwest Coast. In particular, foraging models and faunal analysis can be used to reflect the distinctive subsistence strategies of children.
Les enfants constituaient une partie importante de toutes les populations du passé, mais ils sont encore souvent négligés par la recherche archéologique. Les raisons de cette absence tiennent à des obstacles à la fois conceptuels et pratiques : la transposition au présent de la conception euro-américaine des enfants, vus comme dépendants et passifs, et la difficulté d’identifier clairement les signatures archéologiques associées aux enfants—en particulier dans les contextes préhistoriques. Dans cet article, je me concentre sur l’archéologie de la région de la Côte Nord-Ouest, où l’on ne trouve que des récits ethnographiques limités concernant les enfants, et quasiment aucune mention d’eux dans les rapports archéologiques. Après avoir exposé les facteurs qui contribuent à rendre les enfants invisibles dans l’interprétation archéologique en général, j’avance que rien ne justifie le présupposé que les enfants de la Côte Nord-Ouest d’autrefois aient été improductifs. Je présente des recherches archéologiques et ethno-archéologiques—menées sur la Côte Nord-Ouest et dans d’autres régions—susceptibles d’indiquer la voie à l’avenir pour des analyses de la vie des enfants de la Côte Nord-Ouest dans le passé. Il est possible, en particulier, d’utiliser des modèles de cueillette et des analyses fauniques pour refléter les stratégies de subsistance propres aux enfants.
In 1975, a pictographic inscription attributable to Simon Fraser was discovered on Stuart Lake, British Columbia. Thereafter, two Parks Canada archaeologists photographed the inscription site. The visible remains were compelling, but there was no certainty in determining exactly what was recorded on the rock face. A recently developed software programme called DStretch, designed specifically to analyze digital images of rock art, was used to enhance the evidence. The analysis improved significantly the surviving details of the inscription. This paper discusses several lines of evidence for what might be an incidental but interesting addition to one of Canada’s most famous fur trade era explorers.
En 1975, une inscription pictographique attribuable à Simon Fraser a été découverte au lac Stuart, Colombie-Britannique. Deux archéologues de Parcs Canada ont pris une photo du site de l’inscription. Les vestiges visibles étaient irréfutables, mais l’on ne pouvait déterminer avec précision ce qui avait été inscrit sur la paroi rocheuse. Un logiciel récent ayant pour nom DStretch, conçu spécialement pour analyser les images numériques d’art rupestre, a été utilisé pour préciser l’inscription. L’analyse a permis d’améliorer grandement les détails qui subsistaient de l’inscription. Cet article fait l’analyse de plusieurs sources de données qui pourraient être liées à l’un des explorateurs les plus célèbres de l’époque de la traite des fourrures au Canada.
The Canadian Journal of Archaeology is published by the Canadian Archaeological Association.
Aspen Woods Postal OutletBox 15075, Calgary, AB T3H 0N8 Canada
ISSN: 0705-2006 (print)
ISSN: 2816-2293 (online)