Gerald Oetelaar1
Kristján Ahronson1
Scottish prehistory and Canadian archaeology and ethnology were interdependent for key figures in the history of archaeology, such as Sir Daniel Wilson. One way to assess the nature and extent of interconnectedness of intellectual traditions between the Old and New Worlds is to look to the parallel establishment of national museums, and key questions emerge. The present study therefore looks to (a) ways in which Scottish and wider European impulses have influenced early Canadian archaeological and ethnological collections, such as that of the Geological Survey of Canada, and (b) the extent to which Canadian material culture shaped conceptions of the British and Irish past. Grappling with these topics leads us to be critical of simple colonialist models of ideas and influences emanating outwards from a central core.
Pour les personages clés de l’histoire de l’archéologie comme Sir Daniel Wilson, les études archéologiques de l’Écosse étaient liées aux études archéologiques et ethnologiques du Canada. L’établissement en parallèle des musées nationales nous en fournit avec une méthode à caractériser les similarités de traditions de recherche entre l’Europe et l’Amérique du Nord. Par conséquent, cette communication cible deux explorations: 1) à quel point les impulsions écossaises et européenes avaient-elles dirigé les formations de collections archéologiques et ethnologiques, comme celle de la Commission géologique du Canada, et 2) à quel point les études au Canada avaient-elles influencé la pensée à propos du passé en Grande-Bretagne et en Irlande. Lancées sur la piste, ces explorations nous encouragent à critiquer les idées colonialistes simple. Your employment therefore in the New World, amongst the host of ill-understood remains of antiquity there, is to be desired by every one who would wish to see the mysterious questions of the New World cleared up in our own times.
Chris Springer1,2 and Dana Lepofsky2
Among the Coast Salish of the Lower Fraser River Watershed and its tributaries, as elsewhere on the Northwest Coast, the built environment was fundamental to cultural expression. The construction and continued maintenance of houses in particular, both informed and reflected the social identity of households. For this study, we excavated the remains of a small, isolated pithouse in the Harrison River Valley, the traditional territory of the Chehalis (Sts’ailes) Coast Salish where evidence of two occupations, spanning almost 300 years, reflected a long-term connection to place. For the purpose of this paper, we link the spatial and temporal data of our archaeological investigation to insights gained from regional ethnographic sources and local indigenous knowledge. Taken together, these lines of evidence allowed us to make inferences about the identities of the pithouse occupants and to recognize the importance of the built environment as a vehicle for communicating social relations.
Chez les Salish de la côte, vivant dans le bassin versant de l’estuaire de la rivière Fraser et de ses affluents, comme ailleurs sur la côte du Nord-Ouest, l’environnement bâti était une composante fondamentale de l’expression culturelle. La construction et l’entretien continu des maisons, en particulier, représentaient à la fois une inspiration et un reflet de l’identité sociale de leurs occupants. Dans le cadre de cette étude, nous avons fouillé les vestiges d’une petite maison semi souterraine et isolée dans la vallée de la rivière Harrison, territoire traditionnel des Chehalis (Sts’ailes) – Salish de la côte – où l’on a découvert des traces d’occupation de deux maisons principales semi souterraines sur une durée de près de 300 ans, ce qui indique une connexion à long terme avec le lieu. Aux fins de cet article, nous établissons un lien entre les données spatiales et temporelles de notre recherche archéologique et les indications que nous ont fourni les sources ethnographiques régionales et le savoir autochtone local. Rassemblés, ces faisceaux d’indices nous permettent d’inférer un certain nombre de choses sur l’identité des occupants de ces maisons semi souterraines et de reconnaître l’importance de l’environnement bâti en tant que véhicule de communication pour les relations sociales.
Don H. Butler1
Inuit people have interacted with northern Labrador’s landscape in countless ways. This research explored their influence on the element compositions of soils beneath winter dwellings at three settlements. The objectives were to expand the range of element enrichments associated with Inuit dwellings and to consider variations within these enrichments, thereby contributing to reconstructions of how these people used indoor spaces. Six dwellings were sampled using a stratified systematic strategy. Multielement analyses using x-ray fluorescence and inductively coupled plasma-mass spectroscopy identified higher concentrations of phosphorus, sulphur, barium, lead, hafnium, caesium, lanthanum, and europium in archaeological samples relative to background samples. These enrichments relate to peoples’ use of sea mammal oil as lamp fuel, of baleen in sleeping platform construction, of recycled materials for building, and of European goods. Variations in element concentrations between dwellings indicate that cultural soilscapes have potential for identifying processes of stability and change in the use of interior places.
Les peuples inuits ont influencé de mille façons le paysage du Nord Labrador. Cette étude explore leur effet sur la composition élémentaire des sols sous leurs quartiers d’hiver dans trois colonies de peuplement. Les objectifs de ce travail étaient d’élargir l’éventail des éléments d’enrichissement trouvés dans les sols associés aux habitations des Inuits et d’examiner les variations dans ces enrichissements, pour arriver à se représenter comment ceux-ci utilisaient l’espace intérieur de leurs habitations. Six de celles-ci ont été testées par échantillonnage stratifié systématique. Des analyses multi-éléments par fluorescence X et par spectrométrie de masse couplée à un plasma induit ont découvert d’importantes concentrations de phosphore, soufre, baryum, plomb, hafnium, césium, lanthanum et europium dans les échantillons pédologiques des sites archéologiques par comparaison à ceux tirés des sols environnants. Ces enrichissements sont liés à l’utilisation de l’huile des mammifères marins comme source d’éclairage, à l’emploi de baleines dans la construction des surfaces de couchage, ainsi que de matériaux de construction recyclés et de produits venus d’Europe. Les variations dans la concentration des éléments selon les habitations indiquent que l’étude culturelle des profils pédologiques peut aider à identifier les processus de stabilité et de changement dans l’utilisation de l’espace intérieur des habitations.
Duncan McLaren1, Andrew Martindale2, Daryl Fedje3, and Quentin Mackie1
The Dundas Island Archipelago of north coastal British Columbia lies close to a sea level “hinge” between two regions with very different sea level histories during the Pleistocene/Holocene transition: as much as a 200 m vertical shoreline regression to the east and a 150 m vertical shoreline transgression to the west. Based on diatom identifications from lake-basin cores, combined with supporting relative sea level indicators, we developed a sea level curve for the Dundas Islands which shows a slow regression of shorelines from +13 m down to modern levels over the last 12,000 years. This sea level history was used to aid survey for archaeological sites dating to the pre-5000 B.P. period. Test excavation and sampling of these sites showed occupation along the regressive shoreline beginning as early as 9690 B.P. The elevations, stratigraphy, and radiocarbon ages of the archaeological materials are consistent with the relative sea level curve based on palaeo-environmental data points. This research methodology has yielded the first early Holocene archaeological data from Coast Tsimshian territory with potential to push the archaeological record back into the Pleistocene epoch.
L’archipel des îles Dundas, sur la côte nord de la Colombie-Britannique, est situé à proximité d’une « zone charnière » entre deux régions ayant eu une histoire très différente en ce qui concerne le niveau de la mer durant la transition entre le Pléistocène et l’Holocène : jusqu’à 200 mètres de régression marine verticale à l’est et 150 mètres de transgression verticale à l’ouest. En se basant sur les identifications des diatomées ramassées par carottage de lacs, combinées à des indices relatifs des niveaux de la mer, nous avons élaboré une courbe du niveau de la mer pour les îles Dundas qui montre une lente régression jusqu’à l’époque moderne, de plus de treize mètres, des lignes de rivage au cours des 12,000 dernières années. Cette histoire du niveau de la mer a permis de dater des sondages de sites archéologiques remontant au-delà de 5000 ans avant le présent. Des sondages et des échantillonnages de ces sites ont montré des occupations le long du rivage en régression depuis une période aussi ancienne que 9690 avant le présent. Les élévations, stratigraphies et datations radiocarbones des matériaux archéologiques concordent avec la courbe du niveau de la mer basée sur des points de référence paléo-environnementaux. Cette méthodologie de recherche a procuré des données archéologiques correspondant au début de l’Holocène pour le territoire côtier Tsimshian, ce qui pourra potentiellement permettre à l’archéologie de remonter jusqu’à l’époque du Pléistocène.
S. Brooke Milne1, Robert W. Park2, Anne C. Hamilton3, and Mostafa J. Fayek4
In the eastern Canadian Arctic, a shift in toolstone selection strategies from Pre-Dorset (4500–2800 B.P.) to Dorset (2500– 1000 B.P.) has been interpreted as one line of evidence indicating culture change within the Palaeo-Eskimo continuum. Pre-Dorset toolmakers appear to have relied on readily available local cherts while Dorset toolmakers were more discriminating, frequently using scarce or non-local toolstones such as chalcedony from northern Labrador, crystal quartz, and nephrite, among others. Our recent analysis of a debitage assemblage from LeDx-42, a multi-component Palaeo-Eskimo site located in the interior of southern Baffin Island, aimed to see if similar raw material signatures could be isolated using a newly developed methodological approach for sourcing chert toolstone. One of our objectives in this preliminary study was to evaluate if diversity in chert selection strategies could be used as a proxy to assess possible links between cultural affiliation and activity areas within the site. This paper describes the sourcing protocol and discusses our results as they relate to the Palaeo-Eskimo exploitation of chert toolstone at LeDx-42.
Dans l’Arctique canadien de l’est, un changement dans les stratégies du choix des pierres utilisées pour la fabrication d’outils depuis le Pre-Dorset (4500–2800 B.P.) jusqu’au Dorset (2500–1000 B.P.) a été interprété comme l’une des preuves d’un changement culturel pendant le continuum Paleo-Eskimo. Les tailleurs de pierre Pre-Dorset semblent avoir utilisé des cherts faciles à obtenir localement, tandis que les tailleurs de pierre du Dorset discriminaient plus. Ils choisissaient fréquemment des pierres rares ou non-locales, telles que le quartz du nord du Labrador, les cristaux de quartz et la néphrite, parmi d’autres. Notre analyse récente d’un assemblage de débitage dans LeDx-42, un site Paleo-Eskimo situé à l’intérieur au sud de l’île de Baffin et comportant des niveaux Pre-Dorset et Dorset, avait pour but de déterminer si des signes semblables dans le choix des pierres pourraient être mis en évidence grâce à une méthode nouvelle pour déterminer l’origine des pierres taillées en chert. L’un des objectifs de cette étude préliminaire était d’évaluer si la diversité des stratégies dans le choix des cherts pourrait être utilisée comme proxy pour évaluer les liens possibles entre l’affiliation culturelle et les aires d’activité sur le site. Ce rapport décrit le protocole de recherche de l’origine des pierres, et discute nos résultats concernant l’exploitation des cherts pour la fabrication d’outils de pierre dans le site LeDx-42 pendant la période Paleo-Eskimo.
Anna Marie Prentiss1, James C. Chatters2, Natasha Lyons3, and Lucille E. Harris4
Archaeological research in the Middle Fraser Canyon of British Columbia offers significant opportunities for advancing our knowledge of the development of dense aggregate villages and complex social relations among hunter-gatherer-fisher peoples. Our research indicates that these villages developed after 2000 cal B.P., grew in size during the subsequent millennium, and developed patterns of inter-household wealth-based inequalities in approximately the final three centuries prior to abandonment. These findings contrast with conclusions drawn by Hayden primarily during the 1980s. Hayden and Mathewes (2009) now offer a broad critique of these results. Given that a new generation of archaeologists is initiating research in the Mid-Fraser, it seems time to review the current state of knowledge and to outline new theoretical models, hypotheses, and methodological approaches (e.g., application of applied geophysics to Mid-Fraser village investigations) to help guide the development of research in the twenty-first century.
Les données archéologiques du canyon de la rivière Fraser en Colombie-Britannique offrent des opportunités considérables d’accroître nos connaissances à propos de la densification de villages agrégés ainsi que les relations sociales complexes parmi leurs populations de chasseurs-cueilleurspêcheurs. Nos recherches dans la région démontrent d’abord que ces villages apparurent peu après 2000 ans avant le présent et qu’ensuite ils augmentèrent de taille durant le millénaire subséquent. De plus, certaines disparités matérielles entre unités domestiques se manifestèrent au cours des trois siècles qui précèdent l’abandon des sites. Ces trouvailles sont en contraste avec les conclusions élaborées par Hayden durant les années 80. Hayden et Mathewes (2009) offrent à présent une vaste critique des résultats récents. Face à une nouvelle génération d’archéologues qui entame des projets dans cette région de la rivière Fraser, l’heure est non seulement propice pour prendre compte de l’état actuel des connaissances mais aussi pour souligner de nouveaux modèles théoriques, hypothèses, et approches méthodologiques (ex. méthodes géophysiques appliquées) afin de guider le développement de la recherche archéologique au vingt-et-un siècle.
Reviewed by Scott Palumbo1
Reviewed by Trevor J. Orchard1
Reviewed by Susan Dermarkar1
Reviewed by Gary Warrick1
Reviewed by Laurie Milne1
The Canadian Journal of Archaeology is published by the Canadian Archaeological Association.
Aspen Woods Postal OutletBox 15075, Calgary, AB T3H 0N8 Canada
ISSN: 0705-2006 (print)
ISSN: 2816-2293 (online)