Adam N. Rorabaugh1 and Caitlyn Y. McNabb2
The importance of resource acquisition on the Northwest Coast has received increasing attention in the development of models of social inequality. Moving the discussion beyond faunal and plant resources, we propose that toolstone may also be viewed as a critical resource tied to daily practices impacted by resource territoriality. The limited distribution of high quality lithic materials, in addition to heavy retouch and reuse in formed tools, may reflect an increasingly territorialized or restricted resource use through time. A material quality index (MQI) is used to assess toolstone from 16 sites in the Salish Sea over the past 4,000 years. Material quality data are then compared to measures of tool curation, the degree of artifact retouch and reuse. The data suggest that control over resources plays an indirect role in the patterning of utilized toolstone and the degree of retouch of formed chipped and ground stone tools in the region.
L’importance de l’acquisition de ressources sur la côte Nord-Ouest du continent Americain recoit de plus en plus d’interet dans le développement de modèles d’inégalité sociale. En déplacement la discussion au-delà des resources animales et florales, nous proposons que le “outil pierre“ peut également être considérée comme une ressource critique liée aux pratiques quotidiennes, une resource qui est influence par la distribution des resources territoriales. L’aire de distribution limitée des matériaux lithiques de haute qualité , en plus des outils a retouche lourde et la réutilisation des outils formés, peut refléter une utilisation de plus en plus territorialisé ou une ressources qui devienne de plus en plus restraint à travers le temps. Un indice de la qualité des matériaux (MQI) est utilisé pour évaluer les “outil pierre” de 16 sites la mer des Salish sur une period temporelle qui couvre le 4000 dernières années. Le qualité du matériel est ensuite comparés à des mesures de traietment l’outil , le degré de retouche et la reutilization. Cela suggère que le contrôle des ressources a joue un rôle indirect dans la structuration de “outil pierre” utilisés et le degré de retouche de outils “chipped” et de pierre polie dans la région.
Patricia J. Wells1, M. A. P Renouf2, and Tim Rast3
This report describes a project to reproduce four Dorset Culture osseous (bone and antler) tools common at the Phillip’s Garden site (EeBi-1), northwestern Newfoundland. Replicas of Dorset lithic tools were used to manufacture a needle, a barbed point, a harpoon head and a foreshaft-like tool. The characteristic traces generated on the osseous tools in the manufacture process were documented and compared, under low-power magnification, to archaeological examples of the same tools. There were some differences, but many similarities were noted in the comparisons. The project outcomes suggest the tentative identification of possible manufacture traces on archaeological material associated with the use of particular lithic tools, and include an evaluation of the capacities of some Dorset lithics in tool making. These results present tangible traces of Dorset tool making that suggest some conventional practices at Phillip’s Garden, and demonstrate potential for expanding this enquiry to understand change and endurance in practices throughout the broader Dorset region.
Ce rapport décrit les résultats d’un projet au cours duquel ont été reproduits quatre outils faits de matière osseuse (os et bois de mammifère) communément trouvés sur le site de Phillip’ s Garden (EeBi-1), dans le nord-ouest de Terre-Neuve. Des répliques d’outils dorsétiens en pierre taillée ont été utilisées pour fabriquer une aiguille, une pointe barbelée, une tête de harpon ainsi qu’un outil similaire à une préhampe. Les traces d’usure générées sur les outils en matière osseuse durant les procédés de fabrication ont été documentées et comparées à des exemples archéologiques des mêmes outils à l’aide d’un microscope à faible grossissement. L’analyse a permis de noter de nombreuses similitudes, mais aussi une différence dans la façon dont les Dorsétiens utilisaient l’outillage lithique lors de la fabrication d’outils en matière osseuse. Le projet a permis de cerner sur du matériel archéologique des traces d’usure provoquées par l’utilisation de certains outils en pierre lors de la fabrication et d’évaluer les propriétés de certains outils en pierre taillée dorsétiens pour la fabrication d’outils. Les résultats représentent des traces tangibles des pratiques usuelles de fabrication d’outils des Dorsétiens au site de Phillip’ s Garden. De plus, cette recherche démontre le potentiel de ce type d’analyse afin de comprendre les changements et la résilience des pratiques durant la diaspora dorsétienne.
Andrew Martindale1 and Natasha Lyons2
Andrew Martindale1 and George P. Nicholas2
The content of archaeological theory is both internally diverse and, as an enterprise, situated within an array of interpretive frameworks that account for and explain history and its source, culture. Contemporary archaeology emerges from various cultural contexts, meaning that our ability to identify vulnerabilities to ethnocentrism may be challenging, if it is even considered. Following feminist and indigenous scholarship, we argue that all archaeology is oriented to some community and propose a taxonomy of archaeologies based on cultural proximity between archaeologist and subject, proximity which itself emerges from philosophical concurrence that we attribute to less-discursive forms of knowledge transmission within and between individuals. We conclude that 1) all archaeological approaches to historical causality can be accommodated within a proximate/ultimate distinction, and 2) that different cultural understandings of history are both historically causal and most productively arranged laterally in a federated scheme. We conclude that the primary archaeological ambition, to understand history, is best served by attention to navigation across these borders.
Le contenu de la théorie archéologique est à la fois intérieurement diversifié et, comme entreprise, situé dans un ensemble de cadres interprétatifs qui prennent en compte et expliquent l’histoire et sa source, la culture. L’archéologie contemporaine émerge de contextes culturels variés, ce qui signifie que notre capacité à identifier sa vulnérabilité à l’ethnocentrisme représente tout un défi, si tant est que celui-ci soit considéré. Suivant l’érudition féministe et autochtone, nous soutenons que l’archéologie est toujours orientée vers une communauté en particulier et proposons une taxonomie des archéologies basée sur la proximité entre l’archéologue et son sujet, proximité qui elle-même émerge d’un accord philosophique que nous attribuons à des formes de transmission du savoir moins discursives au sein même des individus et entre ceux-ci. Nous concluons 1) que toutes les approches archéologiques à la causalité peuvent être arrangées selon une distinction proximale/ultime et 2) que les différentes compréhensions culturelles de l’histoire sont à la fois historiquement causales et efficacement arrangées latéralement dans un schème fédéré. Nous concluons que l’ambition première de l’archéologie, soit de comprendre l’histoire, est mieux servie lorsque nous prêtons attention à la navigation au-delà de ces frontières.
Angela Piccini1 and David M. Schaepe2
Archaeology assumes itself as a discipline through a practice of boundary-making that merges the past with the present. It is, in this practice, increasingly critiqued for being ethnocentric and separating power from the communities it claims to represent. In response, archaeology is experiencing a turn toward “community”. Examining two community archaeology case studies, we assess whether archaeology can be transformed into a discipline that productively participates in the liveliness and messy connectedness of objects, peoples, histories and cultures—in contrast to a conventionally detached practice of objectifying other peoples’ lifeways. In both cases, archaeological and descent communities play direct and central decision-making roles in this traditionally “distanced” discipline. They demonstrate means of re-figuring archaeology as a participatory practice. Community-founded archaeology is thus shown to transform methods commonly supporting institutional reproduction into a radically indigenous, emically structured, set of knowledge practices and outcomes.
Archéologie suppose elle-même comme une discipline à travers une pratique de fabrication limite qui fusionne le passé au présent. Il est, dans cette pratique, plus en plus critiqué pour avoir été puissance ethnocentrique et séparation des communautés qu’elle prétend représenter. En réponse, archéologie connaît un tournant vers une « communauté ». Examen de deux études de cas communautaires archéologie, nous déterminer si archéologie peut se transformer en une discipline qui productivement participe à la vivacité et la connectivité désordre des objets, des peuples, des histoires et des cultures—contrairement à une pratique conventionnelle détachée d’objectiver les modes de vie des autres peuples. En cas, archéologiques et descente communautés jouent des rôles décisionnels directes et centrales dans ce traditionnellement « distanciés » discipline. Ils montrer les moyens de retrouver l’archéologie comme une pratique participative. Archéologie communauté fondée est ainsi montré à transformer les méthodes communément soutien institutionnelle reproduction en un jeu radicalement indigène, emically structuré, de connaissances pratiques et les résultats.
Natasha Lyons1 and Yvonne Marshall2
Indigenous and ethnocultural communities commonly invoke a sense of community and heritage through the memory and practice of specific culturally-valued, land- and sea-based activities. Two ways in which these vital connections between people and activities are manifested is through the sharing of stories and the making and use of objects. We view both narratives and objects as storehouses of cultural memory: they enable individuals to generate and share remembered experiences; and to create and hold onto the connections, relations, and belonging that constitute community. We explore the idea of community through four “tellings” drawn from narratives and objects. The first two tellings are a sequence of memories about trapping and hunting shared by two Inuvialuit Elders of the Canadian Western Arctic. The second two tellings are stories from a series of whaling amulets made by and for Maori of New Zealand/Aotearoa. Our approach works to problematize how we define archaeological “objects” and moves towards an understanding of how memory evokes cultural practices that create and sustain communities of the past and present.
Les communautés autochtones et ethnoculturelles invoquent fréquemment un sens communautaire et patrimonial en se remémorant et en pratiquant des activités terrestres et maritimes valorisées culturellement. Ces liens vitaux entre les gens et leurs activités peuvent se manifester par le partage d’histoires et par la fabrication et l’utilisation d’objets. Nous percevons les narrations et les objets comme des banques de mémoire culturelle : ils permettent aux individus de générer et de partager des expériences remémorées et de créer et de se raccrocher aux liens, aux relations et au sentiment d’appartenance constitutifs d’une communauté. Nous explorons la notion de communauté à travers quatre récits tirés de narrations et d’objets. Les deux premiers récits sont une série de souvenirs liés à la trappe et à la chasse offerts par deux aînés Inuvialuit de l’Arctique canadien de l’Ouest. Les deux autres récits sont des histoires associées à une série d’amulettes de chasse à la baleine fabriquées par les Maoris de la Nouvelle-Zélande/Aotearoa. Notre approche vise à problématiser comment nous définissons les « objets » archéologiques et mène à une compréhension de la façon dont la mémoire évoque les pratiques culturelles qui créent et soutiennent les communautés passées et actuelles.
Bill Angelbeck1 and Colin Grier2
Despite paradigmatic statements arguing for a collaborative archaeology, little agreement exists concerning how it should be practiced. In our experience, the relationships between archaeologists and the communities we serve are multi-faceted, and often develop under significant constraints concerning project goals and methodologies. Recognizing this, here we focus on the nature of relationships on the ground between archaeologists and indigenous communities. We argue that two principles should guide our practices. First, archaeologists should pursue horizontal relationships with First Nations that build and expand egalitarian contexts within the otherwise hierarchical political structures of modern nation states. Second, it is through building long-term relationships with communities, and the negotiations these require, that horizontal relations can best be established. Both can help improve archaeological practice. We outline two cases of collaboration involving Coast Salish and Interior Salish groups to illustrate our approach.
Malgré des déclarations paradigmatiques militant en faveur d’une archéologie collaborative, peu de consensus existe concernant la manière dont celle-ci devrait être pratiquée. D’après notre expérience, les relations entre les archéologues et les communautés que nous desservons sont variées et se développent souvent sous des contraintes significatives liées aux buts et aux méthodologies associés à un projet. Reconnaissant cela, nous mettons l’emphase ici sur la nature des relations sur le terrain entre les archéologues et les communautés autochtones. Nous proposons deux principes qui devraient guider nos pratiques. Premièrement, les archéologues devraient chercher à établir avec les Premières Nations des relations horizontales qui contribuent à établir et à développer des contextes égalitaires à l’intérieur des structures hiérarchiques qui caractérisent autrement les états modernes. Deuxièmement, c’est à travers la construction de relations à long terme avec les communautés, et les négociations que cela requiert, que ces relations horizontales peuvent le mieux être établies. Ces deux principes peuvent aider à améliorer la pratique archéologique. Notre approche est illustrée par deux exemples de collaboration avec les groupes Salish de la côte et de l’intérieur.
Sean P. Connaughton1,2, Mike Leon3, and James Herbert2
Incorporating community involvement and collaboration in archaeological research is difficult in the best of situations, but is it even possible from within large corporate Cultural Resource Management (CRM) firms? Can archaeologists draw from established community-based participatory research (CBPR) and apply its principles to CRM archaeology? Given that commercial archaeology involves potentially multiple conflicting stakeholders, time and budget constraints, narrow work parameters, and many other intricacies, those of us seeking a more equitable approach have found the application of collaborative practices much more challenging. Using lessons learned during a major excavation project in British Columbia’s Lower Mainland, we suggest methods and techniques for bridging the gap between the academic model of community-based participatory research and the more practical considerations required of consulting archaeology. These examples represent small steps in moving towards a future where CRM helps facilitate the development of sustainable community partnerships through collaborative praxis transforming archaeology (Atalay et al. 2014).
Intégrer l’implication et la collaboration communautaires dans la recherche archéologique est dans le meilleur des cas difficile, mais est-ce seulement possible au sein des grandes entreprises corporatives de gestion des ressources culturelles? Que peuvent tirer les archéologues des projets de recherche communautaires et ces principes sont-ils applicables dans le cadre de l’archéologie contractuelle? Puisque l’archéologie commerciale peut potentiellement impliquer plusieurs parties prenantes en conflit, des contraintes d’échéanciers et budgétaires, des paramètres de travail étroits, ainsi que plusieurs autres difficultés, ceux d’entre nous qui cherchent à appliquer une approche plus équitable ont trouvé les pratiques collaboratives difficiles à appliquer. En utilisant les leçons tirées d’un projet de fouille majeur dans le Lower Mainland de la Colombie-Britannique, nous proposons des méthodes et des techniques visant à faire le pont entre le modèle académique de l’archéologie participative communautaire et les considérations plus pratiques des archéologues consultants. Ces exemples représentent des petits pas vers un avenir où l’archéologie contractuelle facilitera le développement de partenariats communautaires durables à travers une pratique collaborative qui transformera l’archéologie (Atalay et al. 2014).
Kisha Supernant1 and Gary Warrick2
The implementation of Indigenous, collaborative, and community-oriented approaches in archaeological research and practice is promoted by many archaeologists as the path to the decolonization of archaeology. Collaborative archaeology, however, may inadvertently cause harm because it can produce certain interpretations of the past that can effectively promote the Indigenous rights of one descendant community over other communities or silence the political voices of certain members within the same community. This paper presents two case studies of attempted community-oriented archaeology with different Indigenous groups in Canada, each of which encountered barriers and complications in the collaborative process. The authors conclude that community-based archaeology, despite its good intentions, has the potential to do harm to Indigenous rights and self-determination. For archaeologists who are intent on decolonizing archaeology in solidarity with Indigenous peoples, there may be situations where archaeologists should refrain from doing archaeology, support archaeology carried out by Indigenous archaeologists in their own communities and, where appropriate, become active politically in advocating for Indigenous rights and the decolonization of Canada.
L’implantation dans la recherche et la pratique archéologiques d’approches autochtones, collaboratives et orientées vers la communauté est mise de l’avant par plusieurs archéologues comme étant la voie vers une décolonisation de l’archéologie. L’archéologie collaborative peut toutefois causer des dommages accidentels lorsque les interprétations du passé qu’elle propose font la promotion des droits autochtones d’une communauté de descendants aux dépens d’une autre ou lorsque les voix de certains membres à l’intérieur d’une même communauté sont gardées sous silence. Cet article présente deux tentatives d’approche communautaire dans des groupes autochtones du Canada qui ont rencontré des obstacles et des complications au cours du processus de collaboration. Les auteurs concluent que l’archéologie communautaire, en dépit de ses bonnes intentions, peut potentiellement nuire aux droits et à l’auto-détermination des Autochtones. Les archéologues bien décidés à décoloniser l’archéologie en guise de solidarité envers les peuples autochtones devraient, dans certaines situations, s’abstenir de faire de l’archéologie, supporter l’archéologie effectuée par les archéologues autochtones dans leur propres communautés et, lorsque approprié, devenir actifs politiquement afin de défendre les droits des Autochtones et la décolonisation du Canada.
Reviewed by Meghan Burchell1
Reviewed by Kiara Beaulieu1
Reviewed by Laurie Milne1
Reviewed by Matthew A. Beaudoin1
The Canadian Journal of Archaeology is published by the Canadian Archaeological Association.
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ISSN: 0705-2006 (print)
ISSN: 2816-2293 (online)