Joshua Dent1
Originating with the systematic analysis of Canada’s eleven regional archaeological site inventory forms, this paper examines the types of information these forms collect and the inventories that aggregate this information. Identifying thematic groupings of data, analysis proceeds to narrow its focus on the culture-historical elements of site forms. Common terminologies are represented cross-jurisdictionally seguing into a discussion of the Taltheilei Tradition and its representation in six provincial and territorial inventories. The Taltheilei example draws out issues with historic and contemporary site inventory management such as the impact of changing terminologies and inconsistent data types but also speaks to the potential of inventories to inform “big data” analyses of inter-jurisdictional site information. The development of one such analytical tool, the Canadian Archeological Inventory Survey Tool (CAIST), is presented in detail. In concluding, the paper explores the promise and perils of future archaeological site inventory management.
Issus de l’analyse systématique de onze formulaires d’inventaires de sites archéologiques canadiens, cet article se penche sur les types de données récoltés par le biais de ces questionnaires ainsi que sur les inventaires qui les compilent. Grâce à l’identification de groupes de thématiques au sein de ces données, l’analyse se concentre sur les éléments culturels historiques des formulaires. Les terminologies communes sont représentées dans différentes provinces, ce qui amène à une discussion autour de la tradition Taltheilei et de sa représentation dans six inventaires provinciaux et territoriaux. Si l’exemple de Taltheilei soulève des questions quant à la gestion passée et actuelle de l’inventaire des sites, telle que celle de l’impact des terminologies fluctuantes et des modèles de données contradictoires, il met également en avant le potentiel des inventaires pour éclairer l’analyse « big data » des informations issues de site inter-juridictionnel. Le développement d’un tel outil analytique, l’Outil Enquête d’Inventaire Archéologiques Canadiens (OEIAC), est présenté de façon détaillée. Pour conclure, cet article vise à déterminer les avantages et les risques auxquels sera, dans le futur, confronté la gestion de l’inventaire des sites archéologiques.
Jason Miszaniec1 and Trevor Bell2
This paper reports Dorset (800 BC–AD 1300) firewood use and selection at the Phillip’s Garden site (EeBi-1), northwestern Newfoundland, Canada. Charcoal fragments from five semi-subterranean dwellings and one midden were predominantly fir (Abies sp.) and spruce (Picea sp.). These genera dominate the modern forest, contemporary driftwood accumulations, and the prehistoric tree pollen record for the region. These data suggest that Dorset collected firewood according to the principle of least effort from nearby sources.
Le sujet de la présente étude est la sélection et l’utilisation du bois comme combustible sur le site de Philip’s Garden (EeBi-1), Peninsule Nord, Terre-Neuve. Des fragments de charbon provenant de cinq maisons semi-souterraines et un dépotoir ont fait l’objet d’une étude anthracologique. Les essences de bois identifiées sont principalement le sapin (Abies sp.) et l’épicéa (Picea sp.). Ces genres sont prédominants dans les forêts actuelles, ainsi que dans les accumulations de bois flotté et leur présence durant la préhistoire est attestée dans les diagrammes polliniques régionaux. Les résultats de l’analyse anthracologique suggèrent donc une collecte de combustible dans l’environnement immédiat du site et témoignent d’une stratégie conforme à la loi du moindre effort.
K. Munyikwa1, R. Lindemann2, R. Wondrasek2, T.C. Kinnaird3, and D. C. W. Sanderson3
Extended terrestrial geomorphic sequences that host well-dated depositional evidence of early to mid-Holocene human interactions with the physical landscape are relatively scarce on the northern Plains. The paucity of such records hampers studies that aim to examine human adaptations to environmental changes in the region during the Hypsithermal (ca. 9,000–4,500 years ago). Where deposits occur, the absence of well-preserved contemporaneous organic material for radiocarbon dating highlights the need for alternative chronometers. In this study, we present new absolute chronologies from three archaeological sites in an eolian dune landscape in east-central Alberta that we determined using optically stimulated luminescence dating. The results show that between ca. 11,000–2,000 years ago, the local landscape evolved through recurrent episodes of instability, interspersed with periods of soil development. The findings allow us to provide new insights on Holocene landscape evolution in the area and examine adaptations humans made to cope with the Hypsithermal environment, as evidenced by archaeological materials associated with hunting and camping.
Les séquences géomorphologiques contenant des dépôts terrestres bien datés à la fois de l’Holocène ancien et moyen et attestant des interactions des humains avec le paysage de la partie nord des Grandes Plaines d’Amérique durant cette période sont relativement rares. Cette insuffisance de témoins géomorphiques entrave profondément la recherche sur l’adaptation humaine aux changements environnementaux qui se sont déroulés durant la fin de l’optimum climatique de l’Holocène, soit l’Hypsithermique (entre 9,000 et 4,500 ans avant notre ère). Même lorsque des dépôts sont disponibles pour cet intervalle, ils manquent de matière organique suffisamment bien conservée pour effectuer des datations au radiocarbone. Il est donc nécessaire de recourir a d’autres chronomètres naturels pour mieux dater ces dépôts. Nous présentons ici des chronologies absolues inédites que vous avons établies pour trois sites archéologiques enfouis sous un système dunaire du centre-est de l’Alberta en recourant aux techniques de datation par luminescence stimulée optiquement. Nous démontrons, à partir de ces données, qu’entre 11,000 et 2,000 ans environ, le paysage autour de ce site a évolué au gré d’épisodes d’instabilité entrecoupés de périodes plus stables favorisant le développement des sols. Les résultats de notre recherche élargissent notre compréhension de l’évolution du paysage holocène dans cette région. Les matériaux archéologiques retrouvés sur ce site et témoignant de la présence de campements de chasse permettent également d’examiner comment l’humain s’est adapté pour faire face à l’environnement de l’intervalle hypsithermique.
Jack Steinbring1 and Dagmara Zawadzka2
The Wakimika Petroglyph site located in northeastern Ontario is a rare rock art site within the Canadian Shield that exhibits stylistic similarities with petroglyph sites of the Lake-of-the-Woods style. This style, identified at the Mud Portage site in northwestern Ontario, has been linked with rock art that could date to between 3000–5000 BCE. The Wakimika petroglyphs are located in the Temagami area that is rich in pictograph sites. On the basis of pictorial content and execution, it is argued that these two types of rock art (petroglyphs and pictographs) did not fulfill the same functions and that the difference between them might stem from the different type of knowledge that these places conveyed.
Le site à pétroglyphes de Wakimika, situé dans le nord-est de l’Ontario, est un rare site rupestre dans le Bouclier canadien qui est stylistiquement apparenté aux sites de style Lake-of-the-Woods. Ce style, identifié au site de Mud Portage dans le nord-ouest de l’Ontario, est associé avec l’art rupestre qui pourrait dater entre 3000–5000 AEC. Les pétroglyphes sont situés dans la région de Temagami qui est riche en sites de pictogrammes. Basé sur le contenu pictural et l’exécution, nous avançons l’argument que ces deux genres d’art rupestre (pétroglyphes et pictogrammes) ne remplissaient pas les mêmes fonctions et que la différence entre les deux pourrait découler de différents types de savoir que ces endroits transmettaient.
Reviewed by Andrew Riddle1
Reviewed by Michael O’Rourke1
Reviewed by Jesse Morin1
Reviewed by Lindi J. Masur1
Reviewed by Laurence Ferland1
Reviewed by Nadia Charest1
Reviewed by Benjamin Albouy1
The Canadian Journal of Archaeology is published by the Canadian Archaeological Association.
Aspen Woods Postal OutletBox 15075, Calgary, AB T3H 0N8 Canada
ISSN: 0705-2006 (print)
ISSN: 2816-2293 (online)