Alan D. McMillan1 and Denis E. St. Claire2
The Nuu-chah-nulth of western Vancouver Island used lookout sites on small outer-coast islands to observe the movements of sea mammals and canoes, and later the trading ships arriving with cargoes of new goods. A trench excavated across the upper surface of one such site yielded an artifact assemblage typical of late Nuu-chah-nulth sites, along with radiocarbon dates indicating use over the few centuries prior to contact with Europeans. Three artifacts of introduced materials reveal that this location continued in use into the early decades of contact. Copper and California abalone shells (“Monterey shells”) were two of the earliest and most important trade materials during the maritime fur trade. Indigenous demand was for the raw material, which was re-worked into decorative items of traditional form. The excavation results provide a rare glimpse into this early contact period, with no admixture of later manufactured objects. Ethnohistoric and ethnographic sources provide context to interpret these discoveries.
Les Nuu-chah-nulth de l’ouest de l’île de Vancouver utilisaient des sites d’observation sur de petites îles de la côte extérieure pour observer les mouvements des mammifères marins et des canots, et plus tard les navires de commerce arrivant avec des cargaisons de nouvelles marchandises. Une tranchée creusée sur la surface supérieure d’un de ces sites a donné un assemblage d’artefacts typique des sites Nuu-chah-nulth tardifs, ainsi que des dates au radiocarbone indiquant une utilisation au cours des quelques siècles précédant le contact avec les Européens. Trois artefacts de matériaux introduits révèlent que cet emplacement a continué à être utilisé dans les premières décennies de contact. Le cuivre et les coquilles d’ormeau de Californie (« coquilles de Monterey ») étaient deux des premiers et des plus importants matériaux commerciaux pendant le commerce maritime des fourrures. La demande indigène était pour la matière première, qui a été retravaillée en objets décoratifs de forme traditionnelle. Les résultats des fouilles donnent un rare aperçu de cette période de contact précoce, sans mélange d’objets fabriqués plus tard. Les sources ethnohistoriques et ethnographiques fournissent un contexte pour interpréter ces découvertes.
Daniel A. Ionico1
Centuries of looting has repeatedly unearthed the archaeological remains of First Nations middens, villages, and cemeteries. This paper presents a case for new measures to curtail these illicit practices in Ontario. Over the last decade, many archaeologists have espoused a program of sustainable archaeology. I suggest protections of in situ contexts against looting will further the objectives of sustainable archaeology and contribute to this broader trajectory of practice in the province. Using the history of looting and archaeological conditions at Neutral Iroquoian (Attawandaron) sites, along with information from modern collectors, the paper reveals the persistent threat of looting and the necessity for action. I suggest the province, municipalities, and archaeological stakeholders deploy policies aimed at preserving these resources into the future. I advocate for a stewardship of personal and collective responsibility among property owners and hobbyists through educational initiatives, legal easement agreements, and existing legislative mandates to serve as a pragmatic step towards the long-term sustainable protection of these sites.
Des siècles de pillage ont mis à jour à plusieurs reprises les vestiges archéologiques des villages, cimetières et rejets domestiques (midden) des Premières Nations. L’objectif de cet article est de presenter des arguments favorisant de nouvelles mesures pour mettre fin à ces pratiques illicites en Ontario. Au cours de la dernière décennie, de nombreux archéologues ont adopté un programme d’archéologie durable. Encourager la conservation in situ, contrairement au pillage, devrait faire partie de cette trajectoire des pratiques archéologiques. Utilisant l’histoire du pillage et des conditions archéologiques des sites Iroquoiens Neutre (Attawandaron) avec des informations provenant des collectionneurs modernes, ce document révèle la menace persistante du pillage et la nécessité d’agir. Je suggère que la province, les municipalités et les partenaires en archeologie déploient des politiques visant à préserver ces ressources pour le futur. Je préconise une intendance de responsabilité personnelle parmi les propriétaires terrien et les amateurs par le biais d’initiatives éducatives, d’accord de servitudes juridiques et de mandats législatifs existants, afin de servir de mesures pragmatiques afin d’obtenir une protection durable et à long terme de ces sites.
Craig N. Cipolla1
This report considers copper crescent-shaped objects from Ontario, contextualizing them within broader archaeological discussions of the Old Copper Complex. I focus on a small assemblage of antiquarian-collected crescents from the Royal Ontario Museum. A literature review comprises the bulk of this report; crescents recovered from sites located in the center of the Old Copper Complex, in current-day Wisconsin and Michigan, help to situate examples in the antiquarian collection. I discuss crescents in terms of their chronological and geographic breadth, their formal variation, and the different depositional contexts in which they are found. Three examples from the antiquarian collection represent novel forms of copper crescent that are not represented in the accepted typology. Two of these, collected approximately 1,600 km apart from one another, closely resemble stone and copper ulu knives, each with a unique copper handle that once bore a haft. By situating this particular collection within broader discussions of native copper, this report demonstrates the continued importance of thinking through poorly-contextualized archaeological collections while remembering the limitations of rigid, typological thinking.
Ce rapport observe et contextualise des croissants de cuivre provenant d’Ontario au sein de plus larges discussions sur l’ancien complexe du cuivre. Je me concentre sur un petit assemblage de croissants acquis par des collectionneurs-antiquaires et conservés au Musée Royal de l’Ontario. Une revue de littérature compose l’essentiel de ce rapport; des croissants de cuivre recueillis sur des sites situés au centre de l’ancien complexe du cuivre, dans le Wisconsin et le Michigan actuels, aident à situer les exemples provenant de la collection d’antiquaires. Je discute des croissants en fonction de leur étendue chronologique et géographique, des variations de leur forme, et de leurs différents contextes de dépôt. Trois croissants de cuivre de la collection d’antiquaires représentent de nouvelles formes qui ne sont pas représentées dans la typologie acceptée. Deux de ceux-ci, trouvés à plus de 1,600 kilomètres de distance l’un de l’autre, ressemblent de près aux ulus de pierre et de cuivre et ont chacun une poignée en cuivre unique, autrefois emmanchée. En situant cette collection particulière à l’intérieur de plus larges conversations portant sur le cuivre natif, ce rapport démontre l’importance continue de réfléchir aux collections archéologiques qui sont peu contextualisées tout en considérant les limites d’une pensée typologique rigide.
Mima Brown Kapches1
In December of 1934 the Society for American Archaeology was officially constituted. In 1935, in an effort to grow the membership, professional archaeologists were asked to propose members who they endorsed to become affiliated with the SAA. The two professional archaeologists in Canada at that time, Diamond Jenness and William J. Wintemberg of the Dominion Museum, Ottawa, proposed names of individuals across Canada who were collectors, museum curators, and historians. A small number suggested for membership joined, but most did not. This was an interesting period in North American archaeology as professionals worked in committees to establish cultural and temporal frameworks of the archaeological past, establish excavation guidelines, and lobby against the sale of antiquities. Some Canadian avocationals who joined were positively impacted by their association with American archaeologists and their legacies continue through to today. The bottom line is that there were very few professional archaeologists in Canada following Wintemberg’s death in 1941, and that lack coupled with WWII, meant that Canadians looking for professional support and guidance looked to the south of the border. The Society for American Archaeology was important for the growth and development of Canadian archaeology during this time.
La Society for American Archaeology a vu le jour officiellement en 1934. En 1935, avec l’objectif d’augmenter l’effectif de la société, on demanda aux archéologues professionnelles de suggérer des personnes pour devenir membres associés avec la SAA. Deux archéologues professionnels au Canada à cette époque, Diamond Jenness et William J. Wintemberg, tous deux du Dominion Museum d’Ottawa, proposèrent les noms d’individus d’à travers le Canada qui étaient soit des collectionneurs, des conservateurs de musée ou des historiens. Seul un petit nombre des gens suggérés joignirent; la plupart ne sont pas devenus membres. C’était une époque intéressante pour l’archéologie nord-américaine. Les professionnels travaillaient en comités pour établir les cadres de références culturelles et chronologiques du passé archéologique, tentaient d’établir des normes de fouilles et militaient contre le troc d’objets anciens. Quelques archéologues amateurs canadiens, qui étaient devenus membres, furent influencés de façon positive en s’associant aux archéologues américains et encore de nos jours nous tirons toujours profit de leurs legs. En fin de compte, il y avait très peu d’archéologues professionnels au Canada suivant le décès de Wintemberg en 1941. Ce manque d’archéologues, combiné avec la Seconde Guerre mondiale qui faisait rage, fit que les Canadiens devaient aller au sud de la frontière afin d’y trouver conseils et appuis professionnels. La SAA joua un rôle important au niveau du développement de l’archéologie canadienne à cette époque.
Reviewed by Robert James Stark1
Reviewed by Giles Spence Morrow1
Reviewed by Samuel Seuru1
Reviewed by George Nicholas1
Reviewed by Chelsea H. Meloche1, Laure Spake2, and Katherine L. Nichols3
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Le Journal canadien d'archéologie est publiée de l'Association canadienne d'archéologie.
Aspen Woods Postal OutletBox 15075, Calgary, AB T3H 0N8 Canada
ISSN: 0705-2006 (print)
ISSN: 2816-2293 (online)